Comme le pourcentage moyen estimé du surcoût journalier de l’application des règles sanitaires pour les artisans et petites entreprises du bâtiment

10 à 20 % : c’est le surcoût journalier estimé par la CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) pour mettre en place les règles sanitaires. Une tendance qui doit également s’observer chez les entreprises du secteur ‘espaces verts’.
Les surcoûts concernent trois principaux postes : la co-activité, la désinfection et les équipements de protection.

« Depuis le déconfinement, nous constatons une hausse du redémarrage de l’activité du BTP estimée entre 50 % et 60 % par rapport à la situation d’avant crise sanitaire. Et nous nous en réjouissons. Mais les retours terrain dont la CAPEB dispose vont tous dans le même sens : les surcoûts de la sécurité sanitaire. Les situations sont très différentes dans le neuf ou en rénovation, ce qui explique la fourchette de notre estimation. Les trois grands postes de surcoûts sont :

– la coactivité, le plus important qui peut atteindre dans certains cas 50 % du surcoût total ;
– la désinfection ;
–  et dans une moindre mesure les équipements individuels et/ou collectif de protection.

La « coactivité », englobant le transport, est le surcoût de production le plus lourd à supporter. La distanciation sanitaire oblige les équipes, les salariés et les métiers à intervenir successivement sur un chantier, ce qui allonge, de surcroit en site occupé, les délais de réalisation. Perdre des heures, perdre du temps, protéger efficacement ses salariés et ses clients augmentent les charges. Alors bien sûr, pour le moment les entreprises font face, mais pour combien de temps ? A ce titre, la désinfection est un enjeu essentiel pour rassurer les clients et notamment les particuliers en entretien-rénovation en site occupée. Ce surcoût est incompressible pour redonner la confiance. A la nécessaire réorganisation sanitaire des chantiers pour mettre en œuvre les gestes barrière, s’additionnent les difficultés d’approvisionnement et une charge administrative en hausse liée au Covid-19. A ce stade, il est encore difficile de connaître avec certitude le montant exact de tous ces surcoûts, mais nous pouvons d’ores et déjà affirmer que le retour de l’activité sur certains chantiers se fait à perte. Nous restons donc très attentifs à l’évolution de ces surcoûts qui, selon notre première estimation, varierait entre les différents types de marchés : entre 10 et 20 % en entretien / rénovation et 10 % dans le neuf. Cette situation est évidemment extrêmement préoccupante et pourrait conduire à de nombreuses défaillances d’entreprise si rien n’est fait. A moyen terme, l’expérience me dit que de nouvelles méthodes de travail, d’organisation, de phasage des chantiers seront à inventer » témoigne Patrick Liébus, président de la CAPEB.

Source : estimations de la CAPEB

10 à 20 %

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