Clôtures, portails… et si vous optiez pour des formes végétales ?

A n’en pas douter, l’appréciation d’un jardin ou d’une terrasse repose en grande partie sur la qualité décorative des équipements utilisés. Dernière tendance observée en matière de délimitation : le déploiement de panneaux, clôtures ou autres portails aux formes végétales figuratives ou abstraites. Vos clients les apprécient de plus en plus, du moins ceux qui connaissent ce genre de solutions décoratives, et vous ?

Conséquence d’un engouement général qui consiste à vouloir toujours agrémenter une pièce de vie de décors personnalisés, que l’on voit nul par ailleurs, y compris dans le jardin, les élément d’occultation ajourés de motifs en tout genre ont aujourd’hui la cote auprès des clients avertis. Ils sont beaux, design, colorés et loin des standards habituels ! L’idéal pour délimiter des jardins avec goût. Encore faut-il que le paysagiste connaisse ce genre d’équipement afin de le proposer aux clients, pas toujours conscients de la valeur esthétique d’un élément d’occultation. D’autant plus qu’un panneau, une
clôture et même un portail peut changer radicalement la physionomie d’un jardin. En effet, opter pour des équipements disgracieux, de qualité médiocre et avec peu d’attrait visuel peut compromettre l’harmonie du jardin, même s’il est planté d’essences toutes plus magnifiques les unes que les autres, habillé en partie des plus belles dalles et agrémenté d’un joli mobilier autour d’une piscine ou d’un spa.

Ce discours, à relayer auprès de vos clients, sera sans doute le meilleur moyen pour défendre l’achat, certes plus onéreux (environ 100 € HT/ml hors installation),
d’éléments d’occultation réputés pour leur beauté. Il en va de la réussite de l’aménagement.

Il y en a pour tous les goûts

Si le gazon est l’écrin d’un jardin, les panneaux, clôtures, portillons et portails en sont les parures. Ainsi, les fabricants ont-ils prévu des gammes et des modèles découpés de formes végétales, dont la qualité décorative ne fait aucun doute. Il suffit parfois d’un seul de ces éléments pour changer le regard sur un jardin, soyez-en convaincus. Prenons l’exemple des produits ‘Ambellya’, proposés par la société GYT. Composés d’aluminium, ces panneaux décoratifs arborent différents motifs découpés finement au laser : des buissons feuillus, des cannes de bambous, des palmiers… mais aussi des formes plus abstraites (bulles, coucher de soleil…). Dans tous les cas, ces panneaux s’intègrent parfaitement dans un jardin, tout en assurant sa délimitation, car c’est leur but premier.

La palette chromatique disponible est également variée : du gris, du bleu, du rouge, du vert… (31 coloris standards labellisés Qualimarine). Tout est personnalisable, y compris les découpes. La société Dirickx mise également sur des motifs de feuilles, à l’image du modèle ‘Lookx style Cottage’, disponible en bois composite, en tôles semi-ajourées… Là encore, vous pouvez créer la clôture de votre choix !

Autre modèle proposé par le fabricant : ‘Lookx style Trendy’, un panneau modulaire, empilable à volonté, tantôt ajouré ou plein en fonction du site d’implantation (piscine, spa, espace déjeuner, terrasse…). Ses parties ajourées, quoi qu’assez occultantes malgré tout, représentent de manière abstraite et discrète des brins d’herbe soufflés par le vent…

De son côté, Normaclo mise non seulement sur des formes végétales (on pense aux modèles ‘Florilège’ qui représentent des feuilles en ombres chinoises entre des séries de barreaux), mais aussi sur des motifs ethniques, plus artistiques, à l’instar de la collection Ronel conçue en collaboration avec l’artiste Christophe Ronel, peintre de renommée internationale. Si l’on prend l’exemple du portail, celui-ci doit son esthétisme aux totems, tantôt animaux, végétaux ou humains découpés dans une tôle d’aluminium. Le rendu est saisissant. Abstrait toujours, des formes hybrides, à la fois humaines et végétales, ou bien élémentaires (des bulles d’eau par exemple) sont proposées par l’entreprise Brand Conception.

Exemples : la gamme ‘Albizia’, caractérisée par une tôle en aluminium de 3 mm d’épaisseur, et la collection ‘Luma’, en version pleine ou découpée de pétales. Rien n’empêche également les paysagistes de combiner tous ces panneaux, y compris de différentes hauteurs, pour former réellement un alignement unique, à la grande satisfaction du client.

 

Difficile de convaincre la clientèle, malgré des arguments esthétiques ?

Aucun problème, des fabricants proposent des configurateurs, accessibles par internet, pour aider le client à choisir et visualiser la clôture de son choix. Les paysagistes peuvent également s’en servir ! Grâce à la caméra de sa tablette ou de son smartphone, celui-ci peut tester la configuration de la clôture ou du panneau en prenant une photo du jardin en question.

Malin non ?

Vous êtes 70 % à utiliser AutoCAD !

Quels sont les logiciels de conception que vous utilisez le plus souvent ?

Concevoir un projet, c’est mettre sur papier des idées, formaliser un plan, illustrer des perspectives pour plonger le client dans un aménagement futur, réaliste et attrayant ! Pour y parvenir de nombreux logiciels de conception existent, pour réaliser des plans 2D et visuels 3D !

AutoCAD 70 %
Illustrator 10 %
JardiCAD 30 %
Lumion 15 %
Photoshop 30 %
SketchUp 40 %
Suite Nova 30 %

Collection Lames Saint-Moritz de Carré d’Arc

Les lames Saint-Moritz de Carré d’Arc, présentent une imitation parfaite du bois. Ces éléments en grès cérame, de 120 x 29,5 cm ont une épaisseur de 2 cm et dessinent au sol un décor authentique. Le dallage Saint-Moritz, décliné en brun et blanc, est anti-dérapant, facile d’entretien et ne nécessite pas de traitement de protection. De mise en œuvre facile avec une pose collée sur béton, ce dallage présente tous les avantages visuels du bois sans les inconvénients (échardes, décoloration, entretien…).

 

 

La phrase de Erik Orsenna

© Paysages des Flandres

« Qu’est-ce que le métier de paysagiste ? Participer à l’inscription des équipements collectifs dans le paysage, en essayant de le blesser le moins possible, de réintroduire le végétal, de relancer une sorte de dialogue entre le bâti et le planté« , Erik Orsenna, écrivain.

Le chiffre : 25

Comme le nombre d’espèces de Callistemon.

Le Callistemon ou Rince bouteille offre une floraison rouge à rose selon les espèces, de mai, jusqu’à septembre. Ce petit arbuste, doit son nom à la forme atypique de ses fleurs. Originaire d’Australie, il est rustique jusqu’à – 7°C.

Quels végétaux utilisez-vous pour remplacer les buis (attaqués par la pyrale du buis) ?

Vous êtes 31 % à privilégier l’Ilex crenata en alternative au buis !

Depuis quelques années, les buis sont attaqués par la pyrale du buis. Pour lutter contre ce ravageur, plusieurs solutions existent :
pièges à phéromones, produits de traitement, voire remplacement des buis par des espèces aux caractéristiques semblables.

 

 

Ilex crenata  31 %
Euonymus japonicus 15 %
Taxus  15 %
Osmanthus x burkwoodii  15 %
Lonicera nitida 8 %
Myrtus tarentina  8 %
Olea oleaster 8 %

 

 

Les iris apportent une touche de couleur au jardin!

Quel plaisir de voir les iris fleurir les jardins, apportant de la couleur au moment du printemps !
Peu exigeants sur la nature du sol et les besoins d’apport en eau, très rustiques, la diversité des variétés qui existent permet de végétaliser durablement le jardin de vos clients qui se délecteront de ces belles floraisons.

Qu’ils soient bulbeux (dits « hollandais ») ou rhizomateux (dits « barbus »), les iris, une fois plantés et installés, peuvent vivre de nombreuses années. Ils répondent donc parfaitement aux principes des jardins ‘nature’ économes en eau, en engrais et en entretien. De plus, nombre de vos clients ont sûrement le souvenir de jardins fleuris d’iris au printemps durant leur enfance. La diversité des couleurs, des types et des tailles est aussi incroyables : iris nains, moyens, grands, botaniques, hybrides, remontants… Voici ce qu’il faut savoir sur ce végétal aux nombreuses qualités.

De multiples atouts
Les iris s’adaptent quasiment à toutes les conditions : sols ordinaires, secs, calcaires… Ils sont seulement sensibles aux sols lourds et argileux qui peuvent entraîner la pourriture des rhizomes. Une situation ensoleillée et dégagée, voire à la mi-ombre, est aussi à privilégier, au risque de voir les iris ne fleurir que très modérément. Les iris rhizomateux sont extrêmement rustiques en résistant à des températures allant jusqu’à -20°C, voire -30°C. Une fois plantés, ils nécessitent un désherbage par an, les rhizomes pouvant être recouverts d’une faible épaisseur de paillage. L’essentiel est que les rhizomes ne soient pas enterrés sous 10 cm de terre et qu’ils affleurent à la surface du sol, pour ne pas risquer des pourritures ou un fleurissement moins important. Les iris hybrides demandent à être divisés tous les 5 ans pour conserver une bonne floribondité. Ensuite, la diversité des cultivars permet de planter des espaces naturels, plus ‘modernes’ ou horticoles, et de fleurir quasiment tout le printemps !

Varier les hauteurs et les cultivars pour fleurir longtemps
Il est vrai que l’on reste souvent sur sa faim avec la floraison éphémère des iris, celle-ci ne durant souvent pas plus de 3 semaines. Mais les différentes catégories d’iris et, notamment leur taille (nain, intermédiaire ou grand), sont plus ou moins précoces ou tardives. Frédéric Prévot, gérant de la pépinière ‘GAEC Senteurs du Quercy’, basée dans le Lot, préconise « de mélanger les cultivars appartenant à ces différentes catégories pour fleurir tout le printemps. Les iris nains (H : 25 cm) ouvrent le bal en fleurissant de début avril à mi-avril, tandis que les grands iris (H : 80 cm) clôturent le printemps avec une floraison à partir de début mai. Mais il existe également des iris à floraison estivale comme Iris ensata et Iris sibirica, ces deux espèces aimant les sols humides et convenant alors très bien en bord de bassin (ils s’accommodent également de terrains plus secs. Autre catégorie d’iris : les iris remontants qui peuvent fleurir plusieurs fois jusqu’à l’automne. Ce caractère s’efface cependant en absence prolongée d’hygrométrie, comme en climat méditerranéen, où il ne pleut parfois pas pendant plus de 6 mois. L’Iris ‘Summer Holidays’ (violet), Iris ‘White Reprise’ (blanc parfumé, H : 70 à 100 cm) et Iris ‘Low Ho Silver’ (blanc très parfumé, H : 40 cm) fleurissent ainsi au printemps, puis à l’automne ». Tijmen de Verver Export ajoute : « Iris reticulata, qui fleurit dès février, et Iris danfordiae sont de jolis petits iris botaniques (H : 15cm) qui conviennent bien à la plantation de rocaille. Iris bucharica et I. aucheri (H : 20 cm) sont très décoratifs, vigoureux et odorants ». D’autres espèces et variétés sont intéressantes :

• Iris unguicularis, iris d’Alger : il fleurit d’octobre à février et présente un beau feuillage décoratif persistant et filiforme, se mariant très bien avec les graminées. Autre avantage : il n’y a pas besoin de le diviser ;
• Iris foetidissima, iris fétide : avec des feuilles vert soutenu et persistantes, il fleurit au printemps et produit ensuite une jolie fructification orange qui anime l’automne et l’hiver.

 

Conseils de plantation et d’entretien
Les iris sont souvent proposés par les fournisseurs en racines nues, pour les iris rhizomateux, ou en godets pour les iris botaniques, ce qui garantit par la suite une meilleure reprise. Voici quelques conseils pour planter et entretenir vos massifs d’iris :

• avant la plantation, si la terre est trop lourde, incorporer du gravier ou du sable grossier et désherber ;
• planter les rhizomes de façon en surface : une plantation trop profonde compromet la floraison ;
• arroser légèrement après plantation pour favoriser l’enracinement ; il est possible de planter les iris toute l’année, mais la meilleure période est en juillet-août : c’est le moment où les producteurs arrachent les bulbes, les conditions sèches et chaudes évitent les pourritures et permettent une meilleure cicatrisation des rhizomes. C’est également la période où les rhizomes se développent, ceux-ci s’ancrant dans la terre et permettant alors une meilleure résistante au vent pour l’année à venir ;
• après la floraison, couper les hampes florales fanées pour éviter la production de gousses de graines qui consomme l’énergie pour le développement de nouveaux rhizomes. En ce qui concerne le feuillage, « rien n’est obligatoire » rappelle Frédéric Prévot, qui ajoute : « il a été observé qu’une taille forte des jeunes plants d’iris stimule le développement des rhizomes. Par contre, sur des pieds bien installés, l’effet est inverse : la taille fragilise la plante qui se sert normalement de ses feuilles pour effectuer la photosynthèse nécessaire au développement des rhizomes » ;
• au bout de quelques années, les touffes trop denses deviennent moins florifères. Tous les 3 à 5 ans, il convient alors de les diviser. Arracher la souche durant l’été ou l’automne, couper le feuillage à 10-15 cm et séparer les rhizomes en ne conservant que les plus beaux morceaux. Replanter aussitôt au même endroit ou ailleurs dans un endroit ensoleillé, préalablement préparé.

A noter que, souvent, la floraison intervient l’année suivant la plantation.

Associer les iris aux vivaces, rosiers et graminées
Vous l’aurez donc compris, les iris sont des plantes parfaites pour fleurir vos espaces. Il s’agit de les associer avec des plantes nécessitant les mêmes besoins, et notamment avec des vivaces au feuillage persistant, qui assurent une présence végétale au moment où les iris présentent moins d’intérêt. Ils se marient également très bien avec des rosiers ou des graminées.

Le chiffre 12

Comme le diamètre moyen en centimètres des fleurs de passiflore !

La passiflore est une plante grimpante, originaire d’Amérique. Reconnue pour sa floraison abondante, elle se pare d’une multitude de fleurs aux coloris bleus, blancs ou violets, dès le mois de mai. A l’automne, de petits fruits, (parfois comestibles selon les espèces) se succèdent aux fleurs à l’architecture soignée. Délicate et élégante, cette liane s’accroche aussi bien aux murs, qu’aux câbles et treillages grâce à ses multiples vrilles.

Kobe, un carrelage inspiré de l’ardoise japonaise

Kobe de Novoceram est une collection de carrelage en grès cérame. Elle présente tous les avantages du grès cérame alliés à l’esthétique de la pierre naturelle. Deux formats 45 × 45 cm et 30 × 60 cm, sont spécialement conçus pour la pose à l’extérieur.
La collection Kobe est également déclinée en version Outdoor Plus, au format 60 × 60 cm rectifié avec une épaisseur de 2 cm pour une pose extérieure traditionnelle, sur gravier, sur plots ou en pas japonais. Ce carrelage est disponible en 4 coloris : un ivoire chaud et lumineux, un gris pur moyen, un gris perle élégant et un gris foncé intense.

 

La phrase de Olivier Kuhlmann, directeur général de la filiale BIRCO France SAS

« Il existe deux tendances fortes sur le marché des caniveaux, d’un côté des produits design, symbole d’identité visuelle des collectivités et d’autre part des caniveaux invisibles, sous les pavés avec une fente discrète et solide« , explique Olivier Kuhlmann, directeur général de la filiale BIRCO France SAS.

L’entreprise allemande BIRCO, basée à Baden-Baden, vient de fêter ses 90 ans d’existence l’année dernière. Spécialisée dans la fabrication de systèmes de drainage depuis 1950, l’entreprise familiale est dirigée depuis 1995 par Franck Wagner, le petit-fils du fondateur Fritz Birnbräuer.