Le M500, une pièce maîtresse de Jo Beau®

Avec des pneus larges à profil tracteur et un moteur Honda GX de 24 ch, le broyeur M500 constitue le cheval de bataille de la gamme Jo Beau®. Il permet de facilement transformer les branches d’un diamètre de 12 à 13 cm en copeaux de bois avec une ouverture d’entrée, large de 63 cm. Différents accessoires sont disponibles, tels que des roues jumelées, des barrières de protection ou des pneus increvables pivotants.

Capacité de broyage : 8,33 m3/h ; Poids : 315 kg ; Niveau sonore : 108 dB(A).

La phrase de Hervé Gérard-Biard, vice-président d’Axema

« Les tronçonneuses à batterie affichent une progression de 36 % », Hervé Gérard-Biard, vice-président d’Axema, association française des acteurs industriels de la filière des agroéquipements et de l’agroenvironnement et président du groupe Produits et Marchés Espaces Verts.

Hervé Gérard-Biard

 

Hervé Gérard-Biard annonce un marché plutôt stable pour 2019, avec certainement une nouvelle progression pour les outils à batterie et robotisés. Les tronçonneuses à batterie, présentent une belle croissance et se révèlent être en parfaite adéquation avec les exigences des professionnels grâce à leur poids léger de quelques kilos, de faibles niveaux sonores (moins de 80 dB), une ergonomie travaillée et jusqu’à 3 jours d’autonomie.

Le chiffre 3

Comme le nombre de lauréats sacrés ‘Meilleur Ouvrier de France 2019’ dans la catégorie arts des jardins paysagers.

Le 13 mai dernier, Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée les 197 lauréats nommés Meilleurs Ouvriers de France 2019, après la traditionnelle cérémonie de remise des médailles à la Sorbonne. Parmi eux, Bougain Maxime, Blot Nicolas et Tillier Sébastien ont reçu ce titre prestigieux dans la catégorie arts des jardins paysagers.

Avertissement : ne soyez pas complice de contrefaçon !

La Société Les Editions de Bionnay, par ailleurs éditeur du magazine PROFESSION PAYSAGISTE, édite depuis plus de 20 ans, le BHP, bordereau de 1 500 travaux urbains et paysagers avec leur descriptif et leurs prix constatés sur le marché, en version papier et en ligne (www.bhpenligne.fr), protégé par les droits d’auteur et de la propriété intellectuelle.

Cette base de données utilisée notamment pour établir des devis semble faire l’objet depuis quelques semaines de piratage et de contrefaçon par des entreprises peu averties ou mal intentionnées qui ne respectent pas les conditions générales d’utilisation, ni les conditions générales de vente du BHP.

En adhérant ou s’inscrivant à ces sites, plateformes ou autres services, à titre onéreux ou gratuit, votre entreprise peut se rendre complice du délit de contrefaçon (utilisation non autorisée, diffusion, exportation, importation des ouvrages) prévu par le code pénal et puni d’une peine de 300 000 euros d’amende et de 3 ans d’emprisonnement, l’amende pouvant être portée à 500 000 euros lorsque l’infraction est commise en bande organisée.

Nouvelles autoportées : pour un gazon toujours au ‘top’ !

Malgré un diesel/essence gate soi-disant annoncé, les paysagistes ont de loin la culture des ‘autoportées 100 % thermiques’.
Coup de chance, les derniers modèles des constructeurs cumulent tous les superlatifs : 
plus performants, plus maniables, plus confortables… Passage en revue détaillé de l’offre actuelle, marquée notamment par l’essor de nombreuses machines ‘zéro turn’, à 4 voire même 3 roues !

Mêmes si les références des constructeurs continuent leur belle progression sur le marché de la tonte, le segment des autoportées s’enrichit de nouveaux modèles, dont les performances techniques, parfois tant attendues, révolutionnent l’entretien des gazons. D’autant plus que les professionnels d’aujourd’hui se concentrent d’avantage sur leur matériel, faute de main d’œuvre disponible pour entretenir des espaces verts toujours plus étendus et nombreux : il faut tondre vite, bien et sans fatigue ! Et il semblerait que les nouvelles autoportées soient celles que les professionnels attendaient… Regardons ces modèles d’un peu plus près…

Zéro turn, des modèles prometteurs
Ça bouge du côté des ‘zéro turn’, ces machines capables de tondre des terrains arborés en un rien de temps ! En ce début de saison, les références sont nombreuses et affichent des performances inédites.

• Walker MH 27i (distribuée par Saelen)  dans la gamme Walker, l’une des nouveautés est l’autoportée avec système de coupe frontal MH 27i. Cette machine de 341 kg (sans plateau de coupe) et équipée d’un moteur Kohler de 27 CV EFI (injection directe) dispose d’un centre de gravité bas pour un équilibre et une répartition du poids optimale. “Ces autoportées sont compactes et passent partout : passages étroits, recoins, obstacles, zones d’accès difficiles. Leur système combiné breveté de commande d’avancement et de leviers directionnels permet de les manier du bout des doigts. ‘Zero Turn’, pour des économies de manœuvre et de temps, elles sont également polyvalentes et pratiques avec leurs plateaux et accessoires interchangeables qui permettent de les utiliser toute l’année. Avec le modèle H, cette tondeuse offre une productivité accrue grâce à des plateaux de coupes interchangeables avec une plus grande largeur de travail (plateau de coupe de 1,32 m de large) et une vitesse de déplacement plus importante (16 km/h). Et cela tout en gardant la qualité de tonte et les technologies de travail qui font le succès de la marque ” développe Antoine Vinson, manager chez Saelen. Le siège grand confort de ces machines, à suspension totale et position avancée, assure une grande visibilité de l’espace de travail.

• Kubota ZD1211 : avec un large choix d’autoportées diesel ou essence offrant puissance, qualité et performances professionnelles, la gamme Kubota se compose de plus de 10 modèles avec ou sans ramassage pour répondre à tous les besoins. Reconnues pour leur robustesse et équipées de fonctionnalités pensées pour renforcer la productivité, le confort et faciliter d’utilisation de l’opérateur, les tondeuses Kubota couvrent tous les segments, même les plus restreints, comme celui en croissance des tondeuses à rayon de braquage total. Kubota est un des principaux acteurs sur ce segment de marché, son offre particulièrement étoffée sur le marché américain témoigne de son savoir-faire en matière de tondeuses zéro turn. Aussi en France, sur ce segment de marché en expansion ou le professionnel ne demande qu’à sélectionner son matériel en fonction de critères de qualité de travail, de confort et de productivité, Kubota Europe vient d’introduire la ZD1211. Dotée d’un moteur diesel de 26 CV et d’une technologie qui garantit une combustion efficace -moins de carburant, de bruit, de vibrations-, cette tondeuse Pro Zéro turn reprend les atouts de sa parente la ZD326, tout en bénéficiant d’innovations judicieuses pour parfaitement répondre aux demandes des professionnels sur ces critères de rendu de tonte et de confort opérateur. Ainsi le kit mulching a été totalement redessiné pour produire un broyat extrêmement fin et l’étendre uniformément. Avec un siège haut dossier à suspension, un moniteur LCD grande lisibilité, une nouvelle disposition ergonomique des commandes et la possibilité de régler la force d’actionnement des leviers HST aux conditions du moment, la ZD1211 est la nouvelle référence sur ce segment des tondeuses à rayon de braquage total.

• Stiga ZT 3107 T : “prévue pour les petits jardins urbains”, comme le précise Yvan Henriet, le directeur commercial de la marque, cette autoportée à éjection latérale, d’une puissance de 10,1 kW (18 CV), est faite pour les espaces verts de moins de 7 500 m². Elle se distingue par une largeur de coupe de 107 cm (3 lames), pour une hauteur réglable de 38 à 114 mm (7 positions grâce à un levier qui se trouve à portée de main au niveau du siège). Le système de direction à deux leviers permet de manœuvrer avec précision, notamment lorsqu’il y a peu d’espace ou de nombreux obstacles. Cette machine possède aussi des roues avant anti-scalp et un siège confortable. Enfin, une pédale permet de relever et d’abaisser le plateau de coupe sans avoir à éteindre la machine.

• Grin RM120 : qu’a réservé la société italienne Grin pour cette année ? Tenez-vous bien, une zéro turn à 3 roues ! D’une largeur de coupe de 120 cm, ce modèle insolite est doté du système de tonte breveté Grin ‘Tondre, Ne plus ramasser, Stop aux déchets’, qui permet de centrifuger et de pulvériser l’herbe. Grin RM 120 se distingue des autres autoportées par son plateau de coupe à fond fermé, offrant les avantages suivants : solidité accrue, isolation acoustique (102 db, ce qui est très pratique en ville !) et protection optimale des organes de transmission, des courroies et du dispositif de coupe. “Dans la plupart des cas, les autoportées possèdent un grand carter commun et ouvert : les lames sont par conséquent plus exposées aux obstacles et la perte de matière pendant la tonte est plus importante” indique Franco Ghezzi, PDG. Or, la RM 120 possède 3 carters séparés. “Chaque carter et lame travaille avec la précision d’une tondeuse Grin, ce qui évite toute perte de matière et optimise notre système de tonte breveté” précise-t-il. Autres atouts : sa conduite, facilitée grâce à un joystick hydraulique à braquage zéro turn, ses 3 roues, garantissant une parfaite stabilité (risque de renversement très limité), l’arrêt complet de la machine dès que l’opérateur relâche le joystick (aucune clé, aucun bouton ou frein n’est à activer)… La visibilité sur les chantiers est également optimale.

Autoportées à moteur avant, ces bêtes de tonte !
Dans cette catégorie, l’offensive des constructeurs se fait remarquer par deux modèles.

• Etesia Buffalo 124 : avec un rendement affiché de 15 000 m²/h (tonte et ramassage) et une vitesse d’environ 12 km/h, les autoportées Buffalo 124 sont performantes, surtout lorsqu’on sait que la largeur de coupe est de seulement 1,24 m. Le plateau de coupe en ‘mastershock’ est constitué d’une double volute opposée et à canal d’éjection centrale arrière qui, associé aux deux lames contre-rotatives montées, indexées à 90° et se chevauchant sur 6 cm, produit un effet d’aspiration et de soufflerie extrêmement puissant. D’un rapport poids/puissance inégalé, cette machine de 19 CV à bicylindre possède un bac de 600 L, vidangeable en hauteur jusqu’à 1,8 m. Ses points forts : elle travaille en silence (environ 90 dB) et réalise différentes tâches (ramassage, mulching (avec insert) et fauchage (grâce à un déflecteur arrière). Polyvalente et disponible en 4RM, la Buffalo 124 peut aussi s’équiper d’une lame à neige et d’une brosse de balayage. Question confort, la direction est assistée et les commandes ergonomiques. La conduite se veut souple grâce à une transmission hydrostatique.

• John Deere X949 : tout d’abord, cette autoportée de 24,5 CV, montée sur un châssis intégral en acier, possède un design ultra-compact. La colonne de direction est inclinable. Son carter de coupe à relevage hydraulique, connecté rapidement à la machine et sans outil grâce au système ‘Auto connect’, est disponible en différentes largeurs : 122, 137 et 157 cm. Lorsque l’accessoire ‘MulchControl’, proposé en option, est installé (en plus des lames mulching), il est possible de passer en mode d’éjection latérale au mode mulching (et vice-versa) en basculant un simple levier. Autres options disponibles : un bac de ramassage de 500 L, une PDF de relevage arrière et avant, une homologation ‘route’…

Tondeuses frontales : la puissance au premier plan
Le marché des tondeuses frontales s’appuie sur des références solides. Ce qui n’empêche pas les constructeurs de proposer de nouveaux modèles. L’un d’entre eux nous intéresse particulièrement…

• Iseki SF2 : “la gamme des tondeuses SF2 a été développée par les ingénieurs Iseki pour répondre à trois besoins spécifiques liés à la tonte : compacité, performance, confort” insiste Nicolas Rouchit, responsable marketing. Précisément, les tondeuses SF2 font partie des machines bénéficiant d’une capacité de bac parmi les plus importantes du marché dans leur catégorie. Avec 950 L de capacité, la conception de ce bac a été fortement inspirée par la série SF4. Le bac est alimenté par une turbine
6 pales de 360 mm de diamètre qui fournit un très bon rendement, même dans les conditions les plus complexes. Pour éviter toute perte de puissance, l’entraînement de la turbine est entièrement mécanique avec un embrayage à commande électrohydraulique. Du côté du plateau de coupe, celui-ci, d’une largeur d’1,52 m, est muni de 2 disques, chacun étant équipé de 2 couteaux rétractables qui s’escamotent en cas d’obstacles ; ce système permet de protéger la transmission, entièrement mécanique (pas de courroie), qui est animée par deux boîtiers renvoi d’angle en fonte extrêmement robustes. Le plateau est entièrement flottant et les amplitudes horizontales et verticales sont très efficaces pour épouser le terrain. Le réglage de la hauteur de coupe est précis et se fait en moins d’une minute à l’aide d’un levier situé sur les supports de roues de jauge. Les roues avant sont de conception robuste et sont montées sur graisseurs. Enfin, le plateau de coupe peut se mettre en position de nettoyage en moins de 2 minutes, sans démonter le cardan (ce qui est très pratique lors de l’entretien).

• Toro PLH 800 : avec un ramassage centralisé ‘Système Air Flow’, un bac d’une capacité de 810 L (bennage en hauteur :
1,95 m), un plateau frontal de 126 cm réglable et robuste (3 lames contre rotatives) et un réservoir de carburant de 41 L, la tondeuse PLH 800 coupe, ramasse et déverse les déchets de tonte en un minimum de temps d’arrêt. Distribuée par Solvert, la PLH 800 offre aussi une superbe visibilité depuis le poste de conduite, un siège confortable avec possibilité d’inclinaison de la colonne de direction et la possibilité de régler la hauteur de coupe en position assise (de 20 à 100 mm), et sans s’arrêter ! Pour faciliter l’entretien, la tondeuse dispose d’un plateau inclinable à 46° et d’une raclette de nettoyage automatique dans la zone de décharge afin d’éviter le colmatage. Feuilles, herbes hautes et mouillées ne lui font pas peur !    

Ces tondeuses, au même titre que les machines frontales et les zéro turn, ont de sérieux atouts, c’est indéniable. Mais pour se faire une idée, il n’y a qu’à les essayer !

Rappel de la norme NF ISO 5395-3 : 2013/A1
La norme NF ISO 5395-3 : 2013/A1 rend obligatoire l’installation d’une protection contre le retournement (ROPS) dès lors que la masse M2 (réservoirs pleins, bac de ramassage vide, plateau de coupe le plus lourd) est supérieur à 400 kg.

 

Vous êtes 30 % à embaucher des compagnons du devoir !

Avez-vous déjà embauché des compagnons du devoir ?

Oui 30 %
Non 70 %

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chez les compagnons du devoir, les apprentis apprennent le métier de jardinier-paysagiste en alternance avec des cours théoriques en centre de formation et une application pratique en entreprise. Au cours de leur ‘Tour de France’, les appentis compagnons changent chaque année de ville et d’entreprise pour se perfectionner, découvrir de nouvelles cultures, techniques et savoir-faire. Ce cursus inclut, de plus, une année de mobilité à l’étranger.

Electrolyseur Elite Connect

Elite Connect de Astralpool est une gamme d’électrolyseur au sel intelligent, pilotable à distance et adaptée aux bassins jusqu’à 200 m3. Si l’électrolyseur ‘full option’ n’est pas envisageable dans un premier temps, l’utilisateur pourra faire évoluer les fonctionnalités de son appareil vers un modèle plus complet grâce aux modules enfichables S-Driver® : pH, Rx, Chlore. La navigation sur le menu est très simple et intuitive, avec une visualisation sur l’écran tactile 2,8’’ LCD couleur de la température de l’eau, du pH, du taux de sel, de la production de chlore, de l’ORP (en fonction des modèles). Elite Connect est disponible en version Low Salt, pour les bassins sensibles à la corrosion. Cette version est plus économique que la version standard, car moins de sel dans l’eau mais aussi, plus confortable pour le baigneur.

La phrase de Emeric Leboucher, gérant de Hervieu Paysages et Paysages Conseil

Emeric Leboucher

Aujourd’hui, le management est de plus en plus collaboratif, je ne prends jamais de décisions seul”, Emeric Leboucher, gérant de Hervieu Paysages et Paysages Conseil.

 

Au sein de l’entreprise Hervieu Paysages, Emeric Leboucher s’appui sur ses collaborateurs pour assurer le bon fonctionnement de l’entreprise. Il prend les décisions après concertation avec son équipe (investissements, formations…). A l’écoute de ses collaborateurs, il sait prendre en compte la vie et personnalité de chacun.

Le chiffre 27,9

Comme le pourcentage de piscines en France équipées d’un électrolyseur au sel.

D’après l’enquête Decryptis, réalisée pour la Fédération des Professionnels de la Piscine et du Spa, 58,2 % des propriétaires de piscines possèdent un système permettant de faciliter le traitement de l’eau. Avec 27, 9 %, l’électrolyseur au sel arrive en tête des équipements les plus utilisés, il permet de convertir le sel présent dans l’eau de la piscine en chlore actif qui détruit algues, bactéries et micro-organismes.

Les bassins d’ornement, une touche de fraîcheur au jardin

Les bassins d’ornement sont souvent réalisés à l’aide d’une bâche EPDM qui laisse une grande liberté de créativité : formes, dimensions, profondeurs… Il est ensuite possible d’utiliser une large palette de matériaux pour personnaliser le bassin.

Avant de réaliser un bassin d’ornement, il faut déterminer son emplacement : à proximité de la maison, mais éloigné des arbres et des végétaux pour éviter la chute de feuilles dans le bassin et la perforation de l’étanchéité par les racines. Un bassin doit bénéficier au minimum de 5 h d’ensoleillement par jour pour le bon développement de son écosystème. “Un emplacement à la mi-ombre, avec du soleil le matin et de l’ombre l’après-midi est la configuration idéale”, explique Philippe Riché, gérant de Sud Paysage Service.

Mise en œuvre
La première étape consiste à délimiter et creuser le bassin, après avoir vérifié l’absence de réseaux ou de nappe phréatique. Avant la mise en place de l’étanchéité, les gros cailloux doivent être retirés à la main, pour lisser le fond du bassin. Il est ensuite conseillé de mettre en place un feutre géotextile (400 g/m2), voire une barrière anti-rongeurs pour protéger la bâche EDPM qui fera office d’étanchéité. “Bien que l’EPDM soit très résistant, la mise en place d’une barrière anti-rongeurs, sous la forme d’un grillage situé sous le bassin permet de prévenir d’éventuelles perforations du bassin”, indique Philippe Riché. “L’utilisation d’une bâche en caoutchouc EPDM, d’une épaisseur moyenne de 1 mm donne une grande liberté dans la réalisation de bassins aux formes libres”, souligne Etienne Leprevost, gérant de l’entreprise Au Jardin d’Hôte. Elle épouse la forme du bassin et permet de créer des paliers de différentes profondeurs. Pour les bassins destinés à accueillir des poissons, une profondeur de minimum 1 m est recommandée pour les protéger du gel en hiver et de la chaleur en été. La fixation de la bâche a lieu après remplissage du bassin. Le poids de l’eau et des éléments décoratifs qui recouvrent la bâche contribuent à la maintenir fixée au sol. “L’utilisation de bordures, type Ecolat, permet à la fois de délimiter le bassin et maintenir la bâche EPDM”, ajoute Etienne Leprevost. “L’extrémité périphérique de la bâche peut également être enterrée dans la terre sous forme d’andain pour la fixer au sol”, complète Philippe Riché. Il est ensuite possible d’utiliser une large palette de matériaux pour décorer le bassin et masquer la bâche EPDM : pierres d’habillage sur les berges, bois, gravillons ou galets au fond du bassin… “J’utilise la technique de construction des murs en pierres sèches pour habiller le bassin de pierres locales. Les pierres sont calées les unes aux autres, sans liant, uniquement en utilisant de petites pierres”, indique Vincent Mauron, gérant de l’entreprise Expression Paysagère. Les roches gélives et calcaires sont à éviter. Ces dernières peuvent, en effet, modifier le pH de l’eau par dissolution. Pour le bois, il est conseillé d’utiliser du bois non traité pour éviter le risque de lessivage, au minimum de classe 4 pour résister à l’humidité et fixé à l’aide de vis en acier inoxydable, de classe A2 ou supérieure. Il est également possible, selon les envies du client d’ajouter une cascade, lame d’eau et des végétaux aquatiques.

Filtration du bassin
Un groupe de filtration est indispensable pour conserver une eau claire, il permet d’éviter la surcharge de l’eau en matière organique et le développement des algues dans le bassin. Pour garantir une eau de qualité, il faut assurer une bonne oxygénation et bien dimensionner le bassin (pompe et filtration). “Le dimensionnement dépend du volume du bassin. Il faut toujours sur-dimensionner le système de filtration pour prendre en compte l’éventuelle présence de plantes et poissons”, souligne Etienne Leprevost.  Plus le volume est important, plus le débit de la pompe, le diamètre des tuyaux et le système de filtration est conséquent. Pour la mise en place de jeux d’eaux (cascades, lames d’eau…), une seconde pompe est même nécessaire”, complète Philippe Riché.

Le groupe de filtration est composé d’une pompe, située dans le bassin, par exemple sous les galets et d’un système de filtration.
Plusieurs types de filtration existent et peuvent être combinés entre eux :

  • la filtration mécanique qui retient tous les corps solides (débris végétaux, feuilles, etc.) et les particules en suspension. Elle peut, par exemple, prendre la forme d’un système de filtration gravitaire ou sous pression. La principale différence réside dans le fait que le filtre sous pression utilise la pression de la pompe pour fonctionner, tandis que les filtres gravitaires permettent à l’eau de revenir dans le bassin, sans pression. La fréquence d’entretien dépend ensuite du modèle choisi ;
  • la filtration par lampe UV doit être couplée à un autre système de filtration. Elle permet de détruire les algues, agents pathogènes et bactéries en suspension dans l’eau. Elle est généralement située entre la pompe et le filtre, à l’extérieur du bassin ;
  • la filtration biologique se caractérise par la création d’un second bassin, dit de filtration qui combine une action mécanique par le passage de l’eau dans un substrat poreux et l’action de plantes filtrantes. La granulométrie joue un rôle important en retenant les particules et créant un support de vie pour les bactéries et les plantes. Utiliser différentes granulométries permet de faciliter la circulation de l’eau et la fixation des bactéries épuratrices. Une bonde de filtration située au fond du bassin permet d’aspirer l’eau jusque dans la zone de filtration. C’est la pompe qui assure la circulation de l’eau depuis le bassin d’agrément, vers le bassin de filtration. “La zone de filtration doit être située en hauteur par rapport au bassin, pour que l’eau le rejoigne de façon gravitaire, par le biais d’un ruisseau ou d’une cascade. Pour réaliser un bassin de filtration, je combine l’utilisation d’un substrat composé de pouzzolane et la plantation de plantes filtrantes telles que des iris, joncs, sagittaires, menthes aquatiques… La surface du bassin de filtration doit correspondre au minimum à 1/3 du bassin d’ornement, afin d’assurer une filtration optimale”, explique Vincent Mauron.
    Une fois le bassin et son système de filtration opérationnel, il est important de surveiller régulièrement la qualité et le niveau de l’eau. A cause de l’évaporation et de la consommation en eau des végétaux, les pertes en eau peuvent s’élever de quelques mm à 1 cm par jour, en fonction des régions et du climat.
    Enfin, agrémenter le bassin de cascades et de jeux d’eau permet d’ajouter une touche apaisante à l’aménagement avec le bruit de l’eau qui s’écoule. Mais pour animer un bassin, rien de tel que la présence de quelques poissons qui apporteront un intérêt supplémentaire en évoluant dans l’eau au fil des saisons.

Règlementations
Les bassins d’ornement ne relèvent pas des législations sur les piscines, ni sur la pisciculture. Comme le rappelle la règle professionnelle n°C.C.8-R0 sur les travaux de réalisation de bassins d’ornement, il n’existe pas de réglementation relative à la sécurité aux abords des bassins. Il est cependant du devoir de l’entrepreneur de conseiller le client et d’anticiper les risques potentiels (alarme, barrière…). De plus, le code de l’urbanisme impose des démarches administratives selon l’importance de l’emprise au sol du bassin :
– pour une emprise au sol de moins de 5 m², aucune démarche n’est nécessaire ;
– pour une emprise comprise entre 5 et 20 m², la réalisation nécessite une déclaration préalable ;
– pour une emprise supérieure à 20 m², un permis de construire est obligatoire.
Il est également nécessaire de se référer aux législations locales qui peuvent imposer d’autres démarches : règlement du Plan Local d’Urbanisme (PLU), présence d’une zone Natura 2000, de monuments historiques, etc.

Une végétation aquatique
La mise en place de végétaux dans le bassin permet de renforcer le système de filtration et ajoute une touche d’esthétisme. De nombreuses espèces existent, aux feuillages hauteurs et floraisons variées, telles que : Cyperus longus, Iris pseudacorus, Nymphea, Phragmites australis, Scirpus lacustris, Typha latifolia… D’autres espèces peuvent être plantées sur les berges, à proximité du bassin : Joncus effusus, Lysimachia, Lythrum salicaria, Mentha aquatica…