Le chiffre : 15

15, comme le nombre d’années qui peut s’écouler entre le début du processus de sélection d’une nouvelle variété de gazon et son inscription au catalogue officiel.

Chaque année, les producteurs de semences de gazon créent de nouvelles variétés pour répondre à la demande du marché avec des gazons de plus en plus économes en entretien. En France, chaque nouvelle variété est examinée par le Comité Technique Permanent de la Sélection (CTPS) et contrôlée par le Groupement d’Étude et de contrôle des Variétés et des Semences (GEVES), avant inscription au catalogue officiel.

La phrase de Michaël Braussen, conducteur de travaux chez Berlioz

« La meilleure solution pour anticiper les difficultés d’un chantier est d’être capable de modéliser l’ensemble des travaux qui vont être effectués. » Michaël Braussen, conducteur de travaux chez Berlioz

Lors d’un chantier, un conducteur de travaux peut se retrouver face à de nombreuses difficultés : problèmes techniques liés à l’exécution, gestion des approvisionnements, respect du planning, management des équipes… Son rôle est de les anticiper et résoudre les problèmes auquel il est confronté.

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Bois massif Accoya® :  des terrasses à l’épreuve du temps

Accoya® offre une nouvelle génération de terrasses durables en bois massif. Créé à partir de Pinus radiata, issus de forêts à croissance rapide, il est produit grâce au procédé d’acétylation, qui modifie les propriétés moléculaires au cœur du bois. Avec une durabilité naturelle de classe 1, il dispose d’une très haute résistance à la pourriture et aux insectes. Il est garanti 25 ans près du sol et 50 ans au-dessus du sol. Résistant aux chocs et à l’abrasion, sa dureté est équivalente à celle du teck. Les lames de bois sont disponibles dans plusieurs types de profils, à visser ou à clip, en 20 x 145 mm et 25 x 190 mm.
www.accoya.com

Combien de salariés travaillent dans votre entreprise ?

Suite aux réponses reçues, vous êtes 52 % à travailler dans une entreprise de moins de 10 salariés.

Aucun 7 %
Moins de 10 52 %
Entre 10 et 25 19 %
Entre 25 et 50 0 %
Plus de 50 22 %

Les entreprises de paysages sont majoritairement des petites structures. D’après une enquête de l’UNEP en 2016, moins de 1 % des entreprises de paysage ont un effectif de plus de 50 salariés. A l’inverse, 64 % des entreprises n’ont aucun salarié.

 

Pavés, dalles et produits de dallage en béton, une solution pour les allées d’accès !

Il existe un large éventail de pavés, dalles et produits de dallage pour les allées d’accès aux garages et habitations. A la fois carrossables et piétonniers, les pavés, dalles et produits de dallage sont une solution contemporaine et apportent un cachet authentique au jardin.  Focus sur les techniques de pose des pavés, dalles et produits de dallages en béton pour réaliser des allées d’accès s’intégrant parfaitement à l’aménagement global.

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Les pavés des gammes Carré d’Arc sont fabriqués en béton pressé et offrent
une grande résistance, ils sont ingélifs et circulables lorsque l’épaisseur atteint 6 cm. Ci-dessus, le pavé Catalan est parfaitement adapté aux allées carrossables avec une épaisseur de 6 cm. Ces 17 formats permettent de casser les lignes et donner du volume à la réalisation.

« Lisse, strié, bosselé ou reproduisant l’aspect du schiste tous les styles sont permis. Mais dans le choix d’un pavé ou d’une dalle (carrossable ou piétonnier) tout est une question d’épaisseur. Avec des lignes épurées et des teintes grises : anthracite, aspect ardoise, touche de gris, les couleurs sobres sont au goût du jour », souligne Severine Leborgne, chargée marketing opérationnel de Alkern.

Pour une allée carrossable, il est nécessaire de choisir des pavés adaptés au passage des voitures, avec une épaisseur d’au moins 6 cm pour les véhicules légers. Les dalles de catégorie S4 (norme NF EN 1339) sont également carrossables pour un faible trafic de véhicules légers, avec une épaisseur minimum de 5 cm. Pour les allées piétonnes, des pavés d’épaisseur inférieure à 6 cm ou des dalles peuvent être utilisées, avec un large choix de coloris et de finitions (martelée, grenaillée, brossée…).

La certification française du dallage

Tout d’abord la différence de dénomination entre les dalles et pavés en béton réside dans le fait que ces deux produits n’ont pas les mêmes formats : pour les dalles une ‘longueur/épaisseur > 4’ et pour les pavés une ‘longueur/épaisseur ≤ 4’. Les caractéristiques des pavés et dalles en béton sont ainsi respectivement définies dans les normes NF EN 1338 et NF EN 1339. Pour les chaussées urbaines, la pose des pavés doit respecter la norme NF P98-335 de mai 2007 qui décrit les conditions de pose. Les produits de dallage entrent dans le champ de la norme NF EN 13198. Les dalles et produits de dallage sont différents de part leurs aspects et modes de fabrication (démoulage immédiat pour les premières, démoulage différé pour les deuxièmes). Ils n’ont pas les mêmes certifications : la marque NF ‘Dalles de voirie & toiture en béton’ (NF 187) pour les dalles et la marque NF ‘Dallages pour sols, abords de piscine et parements muraux’ (NF 403) pour les produits de dallage. « Basé sur les exigences des normes NF EN 1338 et NF EN 1339, le marquage réglementaire CE est obligatoire pour la mise en place de pavés et dalles en béton sur le marché européen. En complément de ce marquage obligatoire, les fabricants peuvent engager une démarche de certification NF de leurs produits. La certification atteste des performances des produits mesurées par le fabricant et qu’ils respectent les exigences du référentiel. La marque NF porte sur la garantie du respect des tolérances dimensionnelles, des propriétés mécaniques, la résistance aux agressions climatiques, la résistance à l’abrasion et la résistance à la glissance des produits. Le Cerib (Centre d’Etudes et de Recherches de l’Industrie du Béton), organisme de certification, contrôle et valide les résultats des essais obtenus par les fabricants, afin que les produits soient conformes aux exigences des référentiels. Le Cerib propose également des carnets de chantier disponibles sur son site internet qui regroupent des conseils de pose à destination des paysagistes », explique Sophie Jacob, responsable du pôle travaux publics du Cerib.

Pour les dallages, il n’y a pas d’obligation de marquage CE, mais la certification NF est possible. Elle porte sur la résistance, la durabilité, la résistance à la glissance et, de manière optionnelle, sur la résistance à l’abrasion, au poinçonnement et aux agressions chimiques et climatiques.

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Les pavés en béton moulé Courtstones avec une épaisseur de 5,8 cm sont parfaitement carrossables grâce à leur résistance aux charges très élevées. Ces pavés disposent d’un socle à leur base qui servira d’écarteur pour les 4 côtés du pavé (technologie brevetée). Comme ils se posent simplement les uns à côté des autres, leur mise en œuvre est beaucoup plus rapide et aisée que les pavés traditionnels en pierre naturelle.

La pose des pavés et dalles

Pour la réalisation d’allées carrossables de faible trafic (sortie de garage, allée d’accès à une habitation), des pavés de minimum 6 cm d’épaisseur de classe T5 ou des dalles de catégories S4 peuvent être utilisés. Dans un premier temps, il convient de préparer la surface à paver. La profondeur à décaisser dépend du type du sol :
10 cm pour les sols peu déformables et jusqu’à 30 cm pour les sols déformables (sols fins, argileux). « Le fond de forme doit être compacté rigoureusement et assurer une pente de 2% pour l’écoulement des eaux. La pente est requise dès le fond de forme ainsi que pour le support béton et les dallages », ajoute Severine Leborgne. La mise en place d’un géotextile au niveau du fond de forme permet de faciliter l’infiltration de l’eau dans le sol. Un drainage est parfois nécessaire pour l’évacuation des eaux. Il est recommandé de prévoir une couche de fondation entre 10 et 20 cm, par exemple avec de la grave compacté 0/31,5, selon le type de sol afin d’obtenir les pentes définitives et de régler la hauteur. De chaque côté de l’allée, il faut prévoir un blocage des pavés ou des dalles (blocage de rives) pour empêcher tout mouvement latéral. Il peut être réalisé à l’aide d’une bordure scellée dans le sol. Traditionnellement, le lit de pose est constitué de sable et d’une épaisseur de 3 cm ± 1 cm. Il doit être tiré à la règle pour obtenir une épaisseur constante et les pentes d’écoulement prévues. Ce lit de pose peut également être constitué de sable stabilisé, de gravillons 2/4, 2/6,3 voire 4/6,3 ou de mortier (dalles) dans certains cas. « Après compactage, le lit de pose doit conserver une épaisseur de 3 cm. Dans le cas d’un terrain avec une forte pente, privilégiez un lit de pose en sable stabilisé (mélange de sable sec type 0/2 et de ciment dosé entre 75 et 100 kg/ m³). Il faut ensuite poser les pavés à l’avancement en se déplaçant sur les pavés déjà posés. Le remplissage des joints doit avoir lieu avant la mise en circulation de l’ouvrage, cette opération stabilise ce dernier », indique Laurence Costa, chargé de missions pour le Groupe Fabemi. Le jointoiement intervient 1 à 3 jours après la pose. L’épaisseur des joints est comprise entre 2 et 4 mm pour les pavés et 4 à 6 mm pour les dalles, avec du sable fin (de granularité 0/2 mm), du sable fin stabilisé, ou des gravillons (de granularité 2/4, 2/6,3 ou 4/6,3). « Des distanceurs (ou ergots) sont parfois situés sur les pavés et permettent de maintenir un joint minimum de 3 mm entre chaque pavé. Le sable sera ensuite soigneusement balayé dans les interstices entre les pavés, jusqu’à 3mm de large », ajoute Laurence Costa. Il faut ensuite humidifier les joints, (pulvériser de l’eau avec modération) et les regarnir s’ils se tassent sous l’effet de l’humidité. Les joints sont indispensables pour les revêtements pavés ou dallés, ils permettent d’accommoder les variations dimensionnelles des produits et d’autoriser la libre dilatation thermique du revêtement. A l’issue de la pose, il faut effectuer un contrôle de nivellement, un contrôle de planimétrie et un contrôle visuel (propreté du revêtement, intégrité des produits, respect des textures et teintes prescrites, respect du calepinage et de l’appareillage, qualité de remplissage des joints, régularité de la largeur des joints et de leur désaxement). Une cohérence entre le lit de pose et le type de joints doit être respecter, avec des joints souples pour un lit de pose souple, type sable ou à l’inverse des joints en mortier pour un lit de pose en mortier. Pour des applications spécifiques (forte pente, ouvrages isolés de surface réduite), les pavés en béton peuvent exceptionnellement être posés sur du mortier ou sur du béton.

Deux poses spécifiques aux produits de dallage

Pour les produits de dallage, la pose sur sable est possible, mais deux types de poses supplémentaires sont également utilisées couramment : la pose collée et la pose scellée. Elles diffèrent de part le mode de mise en place des produits de dallage sur la surface à traiter. Dans les deux cas, les dallages sont mis en place sur une dalle en béton, son épaisseur dépend de la nature de l’allée : piétonne ou carrossable. Les produits de dallage sont posés sur un support dont l’âge est généralement supérieur à 15 jours, selon le type de support. Dans le cas des poses scellée et collée, il est nécessaire de prévoir des joints de dilatation du support des joints de retrait et de construction ainsi que de fractionnement du support, et des joints périphériques. La largeur minimale des joints en mortier pour des dalles de surface inférieur à 120 cm² est de 2 mm et de 5 mm pour des dalles de surfaces supérieures à 120 cm². Il est important de retirer les excès de joints éventuels, à l’aide d’un chiffon sec, d’une éponge légèrement humide ou de sciure fine de bois blanc, avant leur prise, pour un résultat plus esthétique. A l’issue de la pose, un contrôle de la planéité, d’alignement des joints et un contrôle visuel de la surface dallée permettent de vérifier la qualité de la mise en œuvre du dallage.

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La dalle Gironde de Nexteria est à la fois utilisable pour une allée piétonne ou une voie carrossable, avec une épaisseur de 6,3 cm. Elle permet plusieurs styles de pose, en bande ou en opus à motifs libres.

La pose scellée de dallage

La pose scellée consiste à poser les produits de dallage sur un support béton grâce à un mortier traditionnel (sable, ciment, chaux et eau) d’épaisseur 5 cm. La fondation et le lit de pose doivent obligatoirement être drainants. Les dallages sont posés à l’aide d’un mortier frais sur une couche de désolidarisation drainante pour empêcher la propagation des déformations du support. Elle permet de drainer l’eau de pluie vers les points d’évacuation. Le délai de mise en service varie de 2 à 10 jours.

La pose collée de dallage

La pose collée consiste à poser les produits de dallage avec un mortier-colle conforme à la norme NF EN 12004 dont les propriétés sont déclarées par le fabricant. L’épaisseur nécessaire de mortier-colle est relativement réduite par rapport à un mortier traditionnel grâce à une adhérence plus importante. Cette pose est cependant limitée aux revêtements piétons, peu sollicités. Le collage ne doit pas être réalisé lorsque la température du support ou de l’air ambiant est inférieure à 5 °C ou lorsque la température du support est supérieure à 30 °C ou en cas de risque de gel ou de pluie. La colle est appliquée sur un support dépoussiéré et propre à l’aide d’une spatule crantée pour un simple encollage et sur la sous-face des produits de dallage pour un double encollage. Puis les produits de dallage sont fixés sur le support encollé en respectant le délai maximal spécifié par le fournisseur de mortier-colle. Le délai de mise en service varie de 3 à 36 h pour la circulation piétonne.

 

Points à retenir pour une pose de pavés, dalles et produits de dallage en béton

Allées carrossables de jardin :

  • pavés supérieur à 6 cm posés sur lit de pose (sable…) ;
  • dalles S4 posées sur lit de pose (sable…).

Allées piétonnes :

  • pavés d’épaisseur inférieure à 6 cm généralement posés sur lit de sable ;
  • produits de dallage scellés ou collés sur un support béton ;
  • dalles généralement posées sur un lit de sable.

Carnets de chantier proposés par le Cerib :

  • guide de pose des pavés, dalles et bordures (réf CERIB 152.E) ;
  • guide de pose des produits de dallage préfabriqués en béton pour l’extérieur (réf CERIB DP103).

 

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Le chiffre : 44

44, comme l’âge moyen d’un entrepreneur dans le secteur du paysage en France.

L’entrepreneur du paysage a 44 ans en moyenne. Il est généralement titulaire d’un diplôme de la filière « travaux ou aménagements paysagers ». Dans 64% des cas, c’est un entrepreneur individuel qui n’a aucun salarié.

Pépinières Tortefontaine : l’importance de la transplantation

Dans le Pas-de-Calais, les Pépinières Tortefontaine sont spécialisées dans la production de gros sujets. Tous leurs arbres sont transplantés (trois, quatre ou cinq fois), ce qui assure aux paysagistes et aux collectivités une meilleure reprise et des aménagements paysagers pérennes.

Sur une superficie de 80 ha, les pépinières Tortefontaine cultivent des arbres uniquement en pleine terre.

 

En bref

  • Création : 2002
  • Localisation : Tortefontaine (62)
  • Effectif (ferme et pépinières) : 15
  • Diversité variétale : 450 variétés
  • Surface d’exploitation : 80 ha de pépinières/340 ha pour l’agriculture

 

Fils de pépiniériste hollandais, Teun de Jong et son frère cherchaient un deuxième endroit où cultiver. Alors que son frère a repris les pépinières familiales, en 2001, Teun de Jong a acheté une ferme agricole dans le Nord-Pas-de-Calais pour y installer la sienne. L’activité a débuté en 2002 avec la plantation d’arbres répondant à la demande française. Aujourd’hui la pépinière représente 80 ha cultivés sur un îlot de 115 ha. Sur ce plateau, la terre d’argile est profonde de 6 m environ, elle contient beaucoup de réserves et est très propices aux cultures. Teun de Jong a la double casquette de l’agriculteur avec 340 ha de cultures diverses (céréales, lin, betterave). L’avantage réside au niveau de l’équipement : les équipements tels que les tracteurs ou le manitou servent aux deux activités de production.

 

Les gros sujets

Sur une superficie de 80 ha, les pépinières Tortefontaine cultivent des arbres uniquement en pleine terre. « Nous sommes spécialisés dans les gros sujets 3, 4 ou 5 fois transplantés. Nous proposons des arbres allant du 16/18 au 20/25 pour les sujets 3 fois transplantés, du 20/25 à 40/45 pour les 4 fois transplantés et du 40/45 au 60/70 pour les 5 fois transplantés. Notre spécificité se tourne notamment vers le 20/25, les gros sujets ne répondant plus vraiment à la demande actuelle », explique Teun de Jong, gérant des pépinières Tortefontaine.

En termes de production, les pépinières produisent beaucoup d’arbres d’alignement, environ 300 variétés, un peu de conifères, et une partie de l’activité est orientée sur la production de cépées, environ 150 variétés. Cultivées en pleine terre, toutes les plantes sont adaptées aux conditions pédoclimatiques de la partie nord de la France.

 

La transplantation est une étape essentielle pour optimiser la reprise, elle sert à maintenir un système racinaire compact et bien développé.

 

La transplantation

Les Pépinières Tortefontaine transplantent toute la production. Ainsi, les arbres ne restent pas plus de 3 à 5 ans sur la même parcelle.

La transplantation est une étape essentielle car elle sert à maintenir un système racinaire compact avec un chevelu racinaire important de manière à optimiser la reprise : l’arbre va démarrer plus vite et va mieux pousser, l’alignement d’arbres sera homogène. S’il n’y a pas de transplantation, quand la motte est arrachée, cela arrache de grosses racines et les risques que l’arbre meurt sont plus importants.

Pour transplanter les arbres, les pépinières sont bien équipées avec du matériel très moderne fonctionnant pour toutes les méthodes de transplantation (ex : planteuses, trancheuses, tracteur guidé par GPS…). Ces équipements sont un investissement pour les Pépinières mais la qualité des arbres est assurée. « C’est également un moyen de se démarquer de la concurrence : les pépinières étrangères jouent beaucoup sur les prix mais la plupart d’entre elles ne font pas des arbres transplantés tels qu’exigés dans les marchés publics. Leur méthode : dans un rang, elles gardent une plante sur 3, les laissent pousser et les arrachent quand elles atteignent la force 20/25. Ces arbres ne sont donc pas transplantés puisque le système racinaire n’est pas recoupé régulièrement. Tandis que dans nos pépinières, sur du 20/25, on fait une motte d’un diamètre de 60-70 cm pour transplanter. En 30/35, on arrachage une motte de 90 cm de diamètre. Il est ainsi légitime de fournir des entreprises de paysage qui répondent aux marchés publics exigeant souvent des arbres 3 x transplantés. Le problème c’est que de nombreuses entreprises de paysage sont attirées par les prix bas ou elles ne savent pas toujours distinguer un arbre transplanté d’un arbre qui ne l’est pas », explique le gérant.

 

Une clientèle accompagnée

Les entreprises de paysages représentent 80 % de la clientèle. Les Pépinières traitent rarement de façon directe avec les collectivités, mais seulement par l’intermédiaire des paysagistes qui répondent aux appels d’offre. Les 20 % restants sont les autres pépinières (ex : échanges avec la pépinière de son frère aux Pays-Bas) et quelques clients privés.

Les Pépinières Tortefontaine ont une clientèle principalement localisée dans la moitié nord de la France : de Lille à Orléans. « Notre force est que 95 % de nos ventes sont issues de notre propre production. Les 5 % restants résultent de négoce pour compléter une commande », précise Teun de Jong.

Les Pépinières travaillent énormément avec les architectes paysagistes sur les projets et aident à la préparation des chantiers. Il nous arrive d’apporter des conseils techniques quant au choix de la plante selon les conditions pédoclimatiques, l’emplacement futur de l’arbre… « Mais l’étape la plus importante pour les entreprises du paysage est le marquage en pépinière : ces dernières se déplacent automatiquement pour voir les arbres, les sélectionner selon le port, la force… et les marquer. Parfois, certains paysagistes font même leurs projets sur place en sélectionnant les sujets selon les conditions pédoclimatiques, les contraintes sur le chantier… Par exemple, pour un aménagement sur la voie publique, certains arbres ont un port trop étalé, nous leur conseillons donc des espèces au port fastigié ; nous les aidons à anticiper », explique le gérant.

 

Les tendances

Aujourd’hui, les essences locales font l’objet d’une forte demande ; il s’agit des arbres que l’on retrouve dans le milieu naturel tels que les chênes, les charmes, les tilleuls, les érables. Même si le port d’une essence ornementale est plus joli, ou les têtes sont plus belles, les clients choisissent le local. « Nous perdons un peu les plantes horticoles ; les marchés publics n’aident pas en imposant également les essences locales. Néanmoins, nous avons notre rôle à jouer en cultivant local », explique Teun de Jong.

 

L’engagement environnemental

L’an dernier, les pépinières ont été certifiées Plante bleue. Environ 70 % de la superficie est enherbée, ce qui permet de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. Une méthode spécifique est utilisée pour biner sur le rang : en un passage, une machine tond la pelouse et bine sur les rangs. A ces endroits, on pourrait parler de culture bio. Cependant, cette méthode ne s’applique pas aux rangs où les arbres ont été arrachés.

Concernant la problématique de l’eau, les pépinières sont situées à 25-30 km de la côte ; avec des précipitations d’environ 1 100 mm d’eau par an, il n’est pas nécessaire d’installer de système d’irrigation. Les pépinières ont effectué un forage et ont installé un système de récupération des eaux pluviales pour arroser si nécessaire les arbres au moment de la transplantation.

Par ailleurs, elles utilisent un compost de déchets verts récupéré dans les collectivités voisines pour enrichir le sol avant de planter. « Notre activité agricole permet également de faire des rotations de cultures avant les nouvelles plantations d’arbres », conclut Teun de Jong. 

 

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La phrase de Lionel Lanciaux, gérant de Concept Design

« Le temps nécessaire pour filtrer l’eau d’une piscine dépend de la température de l’eau, il correspond en général à la moitié de la température, par exemple une pompe peut tourner 12 h en été pour une eau à 24°C et seulement 2 à 3 h en hiver, pour des raisons d’économies d’énergie » de Lionel Lanciaux, gérant de Concept Design

© Concept Design

 

Créée en 2016, Concept Design conçoit et réalise des piscines et jardins, en travaillant avec des sous-traitants. Basée à Eguilles, dans les Bouches-du-Rhône, l’entreprise travaille à 95 % pour des particuliers sur le secteur d’Aix-en-Provence.

Entrée en vigueur du RGPD le 25 mai

Le règlement Général Européen sur la Protection des Données entrera en vigueur le 25 mai 2018. Il permettra d’harmoniser les différentes lois européennes déjà existantes. Ainsi, d’ici le 25 mai 2018, chaque entreprise qui traite ou partage des données à caractère personnel devra se conformer à ce règlement sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires ou 20 millions d’euros. En effet, toutes les entreprises sont concernées dès lors qu’elles collectent des données personnelles via un formulaire de contact, une newsletter ou emailing, une carte de fidélité, un abonnement, l’inscription à un événement, une transaction commerciale (demande de devis, facture…) ou encore une candidature d’embauche.

Pour plus d’informations : vous pouvez vous procurer le livre Vert Règlement Général Européen sur la Protection des Données – Guide de conformité qui est gratuit sur : www.itgovernance.eu/green-paper/rgpd-ue-guide-de-conformite ou encore suivre une formation certifiée d’introduction au RGPD UE.

Pool Design Award

C’est pour mettre en avant la créativité et la technicité dont font preuve les professionnels lors de la réalisation de piscines d’exception que le concours Pool Design Award a été créé, dans le cadre du salon Piscine Global Europe 2018, évènement professionnel référent de la filière avec 596 exposants et près de 18 000 visiteurs.

Ce concours est ouvert aux architectes, architectes d’intérieur, designers et paysagistes.

Vous exercez l’une de ces professions et avez déjà réalisé une ou plusieurs piscines ?
Présentez l’un de vos projets dans une des catégories suivantes ; pour mettre en avant votre savoir-faire et votre créativité :

  • la plus belle piscine publique ;
  • la plus belle piscine résidentielle ;
  • la plus belle piscine de tourisme et loisirs ;
  • la plus belle piscine rénovée ;
  • la piscine la plus innovante.

Le projet devra avoir été réalisé il y a moins de 5 ans.

Vous avez jusqu’au 15 mai 2018 pour vous inscrire sur le site www.piscine-global.com. Vous y retrouverez aussi toutes les modalités de participation et le règlement.