Déplacés et manipulés à la force d’un seul homme, les broyeurs sur roues (ou chenilles) sont les partenaires idéaux de tous les professionnels en charge des opérations de taille et d’élagage dans les espaces restreints. Voici les références du marché et les témoignages d’utilisateurs convaincus.

En 2019, au cours des neuf premiers mois, les broyeurs de végétaux ont enregistré une nouvelle fois encore une croissance à deux chiffres*, preuve de leur utilité avérée auprès des professionnels des espaces verts et du paysage. Au regard de ces résultats encourageants pour tous les fabricants, on pourrait également évoquer le fait que ces machines sont aujourd’hui devenues indispensables, au même titre que les tondeuses autoportées ou les outils de coupe portatifs.

Si les broyeurs se distinguent par des puissances et des gabarits différents, une catégorie fait parler d’elle, tant la configuration des jardins d’aujourd’hui est complexe et exiguë. Ce sont les broyeurs dits compacts, qu’ils soient sur roues ou sur chenilles. Comme leurs homologues aux gabarits plus imposants, ces machines avalent des quantités de branches (vertes ou desséchées), jusqu’à 15 cm de diamètre selon les modèles, et génèrent un broyat facilement valorisable en compost ou en paillage. Encore faut-il sélectionner les broyeurs dont les performances sont confirmées par les utilisateurs. Dans tous les cas, les constructeurs Bugnot, Rajo, FSI, Jo Beau, Timberwolf, Rabaud, Eliet et consorts ont tous des machines qui, certes ont un gabarit réduit, mais produisent des copeaux à la pelle !

FSI TP100 Mobile : des copeaux de 20 mm en sortie
Distribué par FSI Franskan, ce broyeur essence de 18 cv, pour 240 kg, avale toutes les branches de moins de 10 cm et génère des copeaux de 20 mm grâce à deux couteaux en acier trempé réversible et un contre couteau horizontal fixés sur un tambour. L’angle de déchiquetage est de 25 °. Autant dire, une machine puissante et précise, dont la capacité théorique de déchiquetage est de 3 m3/h. Sa faible largeur, de 74 cm, lui autorise aussi de passer dans les espaces les plus étroits. La zone d’amenage mesure 130 x 221 mm. Modèle en avancement électrique possible.

Jo Beau M500 : ‘next generation’
Méthode de hachage simple et éco-nomique, la technologie de tambour, inventée par Jo Beau, se trouve dans les broyeurs de la marque. A travers Next Generation 2020, Jo Beau a redessiné toute sa gamme de broyeurs avec des trémies de chargement plus grandes et renforcées. Alimenté par un moteur Honda de 24 cv, le M500 est un broyeur compact de 730 mm de large, avec une grande trémie de chargement de 660 x 530 mm, rabattable pour la maintenance et la compacité. Sa capacité de coupe est de 120 mm. L’entraînement du tambour s’effectue par trois courroies trapézoïdales industrielles. Ce broyeur a un avancement hydrostatique puissant lui permettant de se déplacer sur des terrains accidentés. Il est équipé de 2 couteaux, de longueur de 500 mm en acier traité, affûtables 3 fois et réversibles, ainsi que d’un contre couteau réversible 4 fois et réglable en fonction de l’usure. L’angle d’attaque des couteaux sur le tambour a été spécialement étudié pour tirer les déchets verts vers le tambour sans avoir besoin de rouleaux ameneurs. JO Beau propose également d’autres modèles : M400, M300, M200… La gamme Jo Beau est distribué en France par la société Ital’Agri.

Bugnot BV N.23 : 16 fléaux sur le rotor
Dans sa version sur chariot à déplacement manuel, le broyeur BV N.23 de Bugnot de 14 cv, affichant près de 270 kg sur la balance, a des dimensions vraiment compactes : 1,495 x 0,70 x 1,54 m (L x l x H), pour une trémie de 510 x 395 mm. Il est équipé de 16 fléaux mobiles, capables de broyer des branches jusqu’à 8 cm de diamètre. Par ailleurs, le rouleau ameneur est entraîné par un système mécanique débrayable avec barre de commande. Côté maintenance, l’éjection bascule facilement vers l’avant pour accéder au rotor, au rouleau ameneur et à la contre-lame. Le constructeur français propose aussi le modèle BNV 34 (sur chenille sous version autotractée), de 14 à 18 cv. D’un poids de 300 à 30 kg, il possède 24 fléaux mobiles ou 6 outils coupants fixes (en option), broyant des branches de 8 à 10 cm de diamètre. La largeur de la trémie est de 500 mm.

Rabaud Xylochip 100 DA : un rouleau fait pour les fourches
Equipé du rotor ‘5 en1’, propre à la marque, qui permet facilement de passer d’un mode de coupe à un autre (couteaux ou fléaux, ou couteaux et fléaux), le broyeur Xylochip 100 DA de Rabaud a une largeur totale de 83 cm. Spécificité : le rouleau d’alimentation, large de 406 mm et régulé électroniquement, est à pas convergent, afin de mieux centrer les branches et de faciliter l’acceptation des bois fourchus. D’un poids de 395 kg, le broyeur est autotracté grâce à deux roues commandées hydrauliquement. Production théorique :
3 t/h de broyat.

Timberwolf 13 75 G : 750 kg/h !
Pesant seulement 188 kg, le broyeur à couteaux Timberwolf 13 75 G, distribué par MGE Green Service, se déplace aisément. Le tunnel de chargement peut être démonté pour faciliter le transport. D’une puissance de 13 cv, cette machine est capable de réduire un volume de branches dures et fibreuses (Ø 75 mm) jusqu’à dix fois, pour un rendement théorique de 750 kg/h. La présence d’un couteau à angle positif limite les opérations de pré-taille avant chargement. L’arbre du rotor est monté sur deux roulements surdimensionnés de type industriel. La hauteur de chargement est de 1 300 mm.

Rajo R-GO : 130 mm de diamètre d’acceptation
Avec un rendement de 3 à 9 m3/h, selon la motorisation choisie (16 ou 18 cv), le broyeur Rajo R-GO™, distribué par Axxo, est productif. Il est équipé de 2 couteaux réversibles de longue durée, destinés à hacher végétaux, branches et tailles de haies, dont le diamètre peut frôler les 130 mm (90 mm de diamètre garanti pour la version 18 cv). Large de 71 cm, le R-GO se faufile à travers tous les portillons et halls d’entrée. Entre 184 et 195 kg (selon le modèle), monté sur deux grandes roues en caoutchouc (pouvant en option être jumelées), il se déplace sans abîmer les surfaces délicates. La version 18 cv bénéficie d’un démarreur électrique de série. La trémie est rabattable pour plus de compacité. Il est également doté d’un timon de remorquage de série ou d’une roulette à l’avant en option.

Eliet Prof 6 cross country : un broyeur 4×4 !
Nouveauté chez Saelen, le broyeur Eliet Prof 6 cross country, qui porte bien son nom. En effet, grâce à ses chenilles et ses dimensions réduites (1 780 x 810 x 1 520 mm), il passe de partout et sans difficulté. Sa capacité de coupe, sur le ‘principe de la hache’ (dispositif breveté permettant notamment de résister aux corps étrangers et de réduire les consommations d’énergie), est de 4 m3/475 kg. Les branches de 10 cm de diamètre ne lui font pas peur. Enfin, la hauteur d’éjection des copeaux, broyés efficacement à l’aide de 24 couteaux, est de 180 cm.

Greenmech CS100 : une large trémie
Greenmech propose les modèles CS100 (anciennement Arbo), de 76 cm de large. La capacité de coupe de 10 cm est assurée par deux couteaux réversibles et réaffûtables montés sur un cylindre propulsé via deux courroies par un moteur de 16 cv (démarrage au lanceur) ou 18 cv (démarrage électrique). La large goulotte d’alimentation inclinée facilite l’alimentation par gravité jusqu’à la trémie de 130 x 315 mm, qui avalera aisément des bois tordus et des fagots de branchage. La goulotte d’évacuation est inclinée pour faciliter l’éjection, et le déflecteur est orientable sur 3 positions en quelques secondes. Une béquille avant, transformable en timon, permet à l’utilisateur de remorquer la machine derrière un porte-outils. En matière de broyeurs compacts, les références ne manquent pas. Toutes sont performantes. Pour s’en persuader, il suffit de les tester

Les broyeurs sur châssis routiers sont aussi compacts !
“On l’appelle le ‘petit’” avoue Pierre Gouyé, gérant de l’entreprise Arboloir basée à Lavernat (72), à propos du broyeur Timberwolf TW 160 PH. “Son avantage est qu’il ne pèse pas très lourd (environ 600 kg), contrairement aux deux broyeurs TW 230 que nous possédons. On peut facilement l’atteler derrière un RTV Kubota pour travailler au plus près des haies. On peut aussi le pousser à la main. On l’utilise principalement pour les opérations d’entretien, alors que nos autres broyeurs, plus puissants, accompagnent nos élagueurs”. Le gérant et sa quinzaine de collaborateurs apprécient également les rendements et la qualité des copeaux. “Si les plaquettes sont valorisées dans les massifs, on composte les broyats à base de résineux sur notre plateforme. Comme je possède également une activité équestre, les copeaux compostés sont mélangés à du fumier qui, une fois dans les jardins de nos clients, constituent une véritable valeur ajoutée dans nos prestations” précise-t-il.

Compact, puissant et évolutif !
Déjà équipée d’un broyeur FSI TP 160 et TP175, l’entreprise Saint-Just Paysage (42) s’est récemment dotée d’un modèle FSI TP100 mobile pour les petits travaux. “Ce broyeur de 18 cv n’est pas lourd, il fait moins de 250 kg. Sa compacité (80 cm) lui permet de passer partout, notamment à travers les portillons des jardins de nos clients. C’est parfait dans les secteurs urbains denses, où les ‘jardins de curé’ sont encore nombreux. Il passe là où nos plus gros broyeurs ne passeraient pas. Une personne suffit à le manipuler” indique Pascal Gouteyron, gérant de la société et mécanicien de formation. D’ailleurs, il s’est permis une petite amélioration. “J’ai acheté un châssis routier de remorque pour 430 € TTC afin de faciliter le déplacement du broyeur. C’est toujours plus simple que de le charger dans une benne”. Côté rendement, “il est surprenant. Il accepte des tailles de l’année de 10 cm de diamètre. Nous récupérons les broyats que nous compostons chez nous. Ils serviront en sous-couche dans nos projets de création, notamment quand les terres en place sont pauvres sur le plan agronomique. C’est toujours mieux que des remblais dont la qualité est souvent médiocre ! Avec ce broyeur, indirectement, on gagne en qualité dans nos aménagements. Sur le terrain, la machine ne possédant pas de rouleau ameneur, il faut juste faire des fagots, qui sont très vite avalés par la machine. Sinon, tout est parfait” termine-t-il.

*Axema

Broyeurs compacts : au plus près des chantiers

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