Grès cérame, mosaïque en pâte de verre ou émaux, le carrelage se décline en plusieurs formats, matières et coloris pour proposer une multitude de solutions et habiller les piscines avec chic !

Le revêtement de bassin détermine l’aspect final de la piscine et permet de concevoir une piscine unique et personnalisée à l’image de vos clients. “Le carrelage, c’est une multitude de choix de couleurs et de possibilités (frises ou motifs). Il assure la pérennité du bassin dans le temps et rajoute une protection à l’étanchéité », indique Xavier Amerio, PDG de Caro’styl. Durable et solide, il doit être posé sur une surface étanche, principalement dans des bassins en béton. « Récemment la mosaïque est appliqué dans des piscines à coque polyester neuves ou en rénovation, grâce à l’évolution des adhésifs”, déclare Juan M.Duroudier, responsable export chez Reviglass. Il existe trois types de carrelages, qui se distinguent par leur format et matériau :

Les carreaux de grès cérame sont fabriqués à partir d’un mélange d’argile et de minéraux cuit à
1 300 °C. Ils sont disponibles en 3 principaux formats : 5 x 5 cm, 15 x 15 cm, 30 x 60 cm…

Mais aussi en 60 x 60, 45 x 90, et jusqu’à 75 x 150 cm ! Le grès cérame se distingue par sa grande résistance aux variations climatiques, aux sels et aux produits chimiques, sans être altéré, perdre sa couleur ou se casser. Il résiste au froid, au gel et aux changements de température extrêmes.

Le carrelage en pâte de verre est fabriqué grâce à la fusion de verre et s’avère très résistant dans le temps. Il est d’office coloré dans la masse, d’où le besoin de mélanger différentes couleurs pour obtenir des nuances particulières. C’est ce travail qui permet de créer la couleur de l’eau. “Le format le plus vendu aux prix le plus intéressant est le 20 x 20 mm, entre 24 et 80 € HT/m2 selon la qualité de la pâte de verre, les oxydes utilisés pour colorer le verre, les effets… La prestation peut-être totalement sur-mesure pour parvenir au coloris escompté”, complète Jutta Seitz-Ferré, co-gérante de Ô Concept.

Les émaux de verre apportent les mêmes avantages techniques que la pâte de verre. La différence réside dans le processus de fabrication et leur aspect final. “Fabriqués par pression de poudre de verre de récupération (calcin), les émaux présentent des bords arrondis et une surface lisse. Ils peuvent être colorés dans la masse, émaillés et dernièrement décorés digitalement”, explique Juan M.Duroudier. “Nous proposons trois formats : 2,5 x 2,5 cm,
3,6 x 3,6 cm et 5 x 5 cm et fabriquons 
la totalité des gammes dans le format 2,5 x 2,5 cm. Il s’agit du format le plus vendu et représente plus de 90 % de nos ventes”, ajoute Aitziber Amondarain, responsable du Marché Français de la société Ezarri Mosaico.

Comment choisir son carrelage ?
Face à un large choix de produits, de teintes et formats différents, il devient difficile de choisir un seul carrelage. Les professionnels proposent des outils de marketing variés pour mieux visualiser le coloris final de la piscine (meubles à carrelages, présentoirs en bois, plaquettes, échantillons, sites internet…). La grande variété de couleurs permet de recréer tous les styles et personnaliser les projets. Mais c’est la couleur donnée à l’eau par le revêtement qui va réellement influencer le choix de votre client. “Pour choisir le carrelage adéquat, il faut penser à l’intégration de la piscine dans son environnement (architecture de la maison, couleurs du sol, type de végétation…). Unifier les couleurs permettra ainsi de créer un équilibre et un ordre visuel. D’autres clés existent : suivre une ligne de style et la compléter avec des détails décoratifs ou mobilier, coordonner différents tons dans une plage, combiner des textures complémentaires ou travailler avec des motifs contrastés”, explique Thibaut Marchèse, gérant de la filiale française de Rosa Gres.

Mise en œuvre
La première étape consiste à réaliser l’étanchéité sous le carrelage, sur un support sec, solide et nivelé. “L’étanchéité sous carrelage est en général constituée de deux couches sous le support avec une trame à fixer dans les angles rentrants et saillants”, indique Xavier Amerio. “L’étanchéité est directement appliquée sur la structure béton du bassin. Cette membrane élastique, facile à appliquer en 2 couches croisées, sert à recouvrir les petites fissures qui pourraient apparaître dans le béton. Avant de coller les carreaux, il faut également prendre en compte les joints de structure et de fractionnement. Par exemple en extérieur, il faut un joint de dilatation tous les 5 ml”, complète Thibaut Marchèse. Il suffit ensuite de coller les carreaux avec une colle à carrelage, voire un double encollage pour plus de solidité. Pour faciliter la pose de la mosaïque et gagner en rapidité, les fabricants ont mis au point des systèmes d’assemblage de plusieurs carreaux entre eux, sous forme de plaques de 30 x 30 cm. “Notre support laisse, par exemple, une surface libre de plus de 85 % au dos du carreau pour offrir un maximum de contact avec le système d’encollage”, indique Juan M.Duroudier. Au fur et à mesure de la pose du carrelage de piscine, il est important de nettoyer les carreaux avec une éponge pour enlever toutes les traces de colle. Après séchage, vient l’étape de jointoiement, avec notamment des joints de 3 mm d’épaisseur pour des carreaux de grès cérame. Un joint époxy, un peu plus cher et plus complexe à mettre en œuvre, qu’un traditionnel joint en mortier-ciment offre une plus grande durabilité. “Il peut être intéressant d’utiliser des couleurs assorties au produit : utiliser du blanc pour les mosaïques blanches, du gris clair pour les carreaux clairs, et noir ou gris foncé pour les carreaux sombres”, illustre Juan M.Duroudier.

Entretien
L’entretien d’un carrelage en grès cérame ou mosaïque est relativement simple et ne nécessite aucun emploi de produits d’entretien. “Le grès cérame est en particulier non poreux, les tâches resteront donc superficielles et un simple brossage périodique à l’eau chaude permettra de retrouver l’apparence d’origine”, ajoute Thibaut Marchèse. “Il faut néanmoins veiller à effectuer un bon nettoyage à la fin du chantier, à partir d’acide dans le cadre d’un jointoiement à base de poudre, ou bien avec un produit spécifique pour éliminer les résidus d’époxy qui pourraient s’accrocher au carrelage”, indique Xavier Amerio. Les joints doivent, de plus, être inspectés régulièrement, afin de détecter rapidement d’éventuelles zones dégradées et procéder à leur rénovation.

Tendances
Les tendances s’orientent vers des bassins aux finitions naturelles pour une meilleure intégration dans l’environnement. “C’est pourquoi nous avons lancés la collection ZEN qui imite la pierre, le bois ou le marbre avec les avantages de la mosaïque (solidité et durabilité)”, indique Aitziber Amondarain. “Une eau verte, proche d’un rendu naturel peut, par exemple, être obtenue avec des mélanges de beige et marron. Depuis 2018, le bleu turquoise, revient également à la mode, mais il peut être interdit dans certaines communes”, ajoute Jutta Seitz-Ferré. En effet, certains coloris peuvent être proscrits, si la piscine se trouve à proximité d’un site classé. Dans les zones à fort risques d’incendies, la municipalité peut également être amenée à interdire un coloris bleu pour différencier les piscines remplies ou vides, vu du ciel.

Budget
Le carrelage nécessite un budget en général plus conséquent que d’autres revêtements de bassin, mais constitue un investissement durable dans le temps. Pour la mosaïque, pâte ou émaux de verre, les prix, sans comprendre la pose, peuvent varier entre 20 et 80 € HT/m², pour le grès cérame comptez un prix moyen de 40 et 70 € HT/m².

Normes de glissance
La norme allemande DIN 51 097 sur la résistance à la glissance pieds nus est traditionnellement utilisée par les fabricants pour classifier les carrelages en grès cérame en fonction de leur degré d’adhérence : A (adhérence moyenne et inclinaison ≥ 12°), B (adhérence élevée et inclinaison ≥ 18°) et C (forte adhérence et inclinaison ≥ 24°). “En deux mots, toute plage de piscine doit être à minima A + B et une margelle de piscine doit être classée A + B + C, ainsi que escaliers, plages immergées ou pédiluves”, illustre Xavier Amerio. Depuis 2005, une nouvelle norme française XPP/05-010 tend à prendre le dessus et classifie la glissance suivant deux axes : pieds nus (PN) et pieds chaussés (PC). Le classement (PN) comprend notamment le sol du bassin et les plages de piscines classés PN 18. De plus, l’article 3 de l’Arrêté du 14 septembre 2004 portant prescription de mesures techniques et de sécurité dans les piscines privatives à usage collectif préconise que les sols accessibles aux pieds nus doivent être antidérapants et non abrasifs.

Le carrelage, un choix durable et esthétique !

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