A la tombée du jour, les jardins et aménagement extérieurs sombrent dans l’obscurité. La mise en lumière de ces espaces apporte à la fois confort et sécurité pour les usagers, mais permet également de mettre en valeur, le végétal, l’essence même des jardins !

Présent en massifs ou sujets isolés, le végétal prend place au cœur des jardins. Il est présent partout ! Le long des cheminements, au bord de la terrasse, à l’entrée de la maison…
Incontournable, il disparaît pourtant des champs de vision dès la nuit tombée. L’éclairage, en plus de sécuriser les déplacements, apporte un regard nouveau sur les végétaux et permet de profiter plus longuement du jardin. Il révèle l’architecture des arbres, la structure des massifs et souligne la présence de certains sujets.

Comment éclairer les végétaux ?
Les végétaux peuvent être mis en valeur par la lumière de plusieurs manières : quelques bornes pour une lumière diffuse, des spots pour un éclairage ciblé, des luminaires piqués au sol repositionnables, des suspensions dans les arbres et arbustes ou des encastrés de sol. Il n’est pas toujours aisé de bien choisir le luminaire adapté parmi l’offre présente sur le marché. Le choix dépend du sujet à éclairer, de la puissance, du type d’implantation (suspension, encastré…), de la température de couleur de la source lumineuse… “Pour des massifs de végétation ou des plantes couvre-sols, il est possible d’utiliser des bornes, avec un grand angle d’éclairage projetant une lumière diffuse sur les végétaux. Pour des sujets isolés :
arbres, arbustes et pots, un spot ou encastré de sol conviendra parfaitement, avec un angle d’éclairage moins large
”, indique Peter Huiskamp pour Star Garden. La taille, le port et la silhouette du végétal détermineront le choix du luminaire et sa puissance. L’objectif est de mettre en valeur la silhouette des végétaux par un savant mélange d’ombre et de lumière. “Par exemple, pour un arbre au port colonnaire (pin parasol, bouleau etc..), un spot, avec un faisceau lumineux étroit situé près du tronc permettra de créer des effets d’ombres et de reliefs sur le tronc et les branches. Les arbres au port plus étalé avec un feuillage très développé, seront, quant à eux, éclairés avec plus de puissance, provenant d’une source lumineuse reculée et avec un angle très ouvert pour un effet d’aplat de lumière. Il faut savoir équilibrer l’éclairage en fonction des éléments à mettre en valeur. L’accentuation de l’éclairage des arbres en fond de jardin ou en périphérique permet, par exemple, de dimensionner les espaces et d’élargir le champ de vison”, ajoute Thomas Ripert, responsable commercial de SG Lighting. L’utilisation d’un encastré de sol permet de dissimuler la source lumineuse et focaliser le regard uniquement sur le végétal. Lors de l’utilisation de spots, il est recommandé de camoufler au mieux la source lumineuse (rochers, végétaux, murets…). “L’utilisation de spots discrets permet de camoufler la source lumineuse pour uniquement mettre en valeur l’éclairage du végétal. Des spots de taille réduite, donnent ainsi vie au jardin à la nuit tombée, tout en étant quasiment invisibles la journée. A noter que l’éclairage de végétaux permet également de créer des jeux d’ombres sur des murs et clôtures, afin de dynamiser l’aménagement”, ajoute Peter Huiskamp.

Caractéristiques des luminaires
Les Leds sont de plus en plus développées dans l’éclairage des aménagement extérieurs. Économiques, elles ne dégagent pas de chaleur et ont une durée de vie de l’ordre de 30 000 à 50 000 heures d’utilisation. Pour des raisons d’économie d’énergie, il est recommandé de définir une plage horaire d’éclairage, afin de ne pas éclairer inutilement le jardin toute la nuit. “Les Leds se caractérisent par des températures de couleur allant de l’ambre (2000/2200°K) au blanc froid (6000/6500°K) en passant par le blanc chaud (2700/3000°K) et le blanc neutre (4000°K). Les essences d’arbres sont souvent éclairées par des tons chauds pour mettre en valeur les écorces. Pour les oliviers, chênes verts ou arbres dont le dessous des feuilles est argenté, des températures de 4000 à 6500°K éclaireront avec plus d’intensité les feuillages”, explique Thomas Ripert. L’Indice de Rendu des Couleurs (IRC) est l’une des caractéristiques à prendre en compte lors du choix du luminaire. Compris entre 0 et 100, il définit la capacité d’un luminaire à restituer les couleurs, sans en altérer les teintes. “Des sources lumineuses à Led ayant un IRC compris entre 90 et 95, permettent, après le coucher du soleil de profiter d’un éclairage d’ambiance avec des couleurs vives et des contrastes marqués. Les arbres et arbustes restent ainsi verdoyant, au lieu de devenir ternes sous l’effet de l’éclairage”, indique Peter Huiskamp. Enfin, la puissance du luminaire est à choisir en fonction du rendu souhaité. Par exemple, de petites touches lumineuses réparties dans l’ensemble du jardin apporteront un éclairage subtil sans éblouir les usagers.

Normes
L’éclairage d’extérieur est soumis à la norme électrique NF C 15-100. L’indice minimal de protection d’un luminaire destiné à l’extérieur doit être IP 44 (protection contre l’intrusion des corps solides supérieurs à 1mm et contre les projections d’eau venant de toutes les directions). “L’indice de protection des luminaires destinés à être installés près du sol est IP 65, ceux qui seront installés dans le sol auront un indice IP 67, voire IP 68”, ajoute Thomas Ripert.

Mise en œuvre
Un projet d’éclairage est à concevoir dans sa globalité. Pour créer un équilibre entre l’éclairage fonctionnel et l’ambiance recherchée, il faut notamment privilégier la mise en lumière de végétaux présents à proximité des lieux vie, tels que les terrasses, zones de détentes… Le type d’installation dépendra de l’éclairage choisi : suspension, encastré, borne ou spot. Dans tous les cas, il faut réaliser un réseau d’éclairage. “Le câblage des luminaires s’effectue avec un câble R02V, disposé dans une gaine de TPC 40, enfouis dans une tranchée à 20 cm de profondeur dans le sol et protégé par un grillage avertisseur de couleur rouge. Des boîtiers de raccordements étanches seront également à prévoir pour connecter les luminaires entre eux. Enfin, la protection de la ligne électrique, sera assurée par un disjoncteur disposé dans le tableau de répartition électrique”, explique Thomas Ripert. Les luminaires sont ensuite raccordés au réseau électrique pour finaliser l’aménagement.

Mettre en lumière le végétal !

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