“Je pense que j’aurais pu m’en sortir si j’avais osé demander de l’aide, en formation, en gestion… mais je n’ai pas osé et j’ai dû liquider. Bien que la décision ait été difficile à prendre, c’est à la fois un cruel aveu d’échec, une leçon de modestie, mais aussi une libération. Désormais, l’administrateur judiciaire gère directement la relation avec mes créanciers”.

Ces tristes mots sont ceux d’un entrepreneur paysagiste, contraint d’entamer une procédure en insolvabilité au printemps dernier. Il témoigne du stress créé par l’incapacité à honorer ses engagements auprès de ses fournisseurs et de la leçon d’humilité reçue au moment du dépôt du dossier.

D’après les derniers chiffres communiqués par la Banque de France, 63 109 entreprises ont été enregistrées comme défaillantes à fin juin 2014 sur un an, soit une hausse de 2,1% par rapport à la même période de l’année précédente. Près de 9 défaillances sur 10 concernent des micro-entreprises.

Le secteur le plus touché par les défaillances est celui de la construction, avec 25% des dossiers, suivi par le secteur du commerce et de la réparation automobile (22,3%) et enfin par le secteur hébergement et restauration (12,3%).

Une note d’espoir toutefois : la Banque de France observe un ralentissement du rythme des défaillances sur les trois derniers mois.

Mettre la clé sous la porte…

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