A la limite des landes girondines et des vignobles, à 35 km au sud de Bordeaux, l’entreprise Puyau Paysages conçoit et réalise des aménagements extérieurs. Au fil du temps, l’entreprise a su être à l’écoute de ses clients, proposant ainsi des solutions adaptées à leurs besoins. Plus de détails avec Jean-Pierre Puyau, co-gérant de la société.

Quelle est l’histoire de l’entreprise ?

Après avoir effectué un BTS dans le paysage, suivi de différentes expériences professionnelles dans cette spécialité, j’ai créé, en 1995, Puyau Paysages, une entreprise d’aménagement et d’entretien de parcs et jardins. En 2006, l’entreprise, à l’origine unipersonnelle, devient une SARL cogérée par Armelle Puyau et moi-même. Elle se dote d’un bâtiment d’exploitation de 300 m², puis viennent ensuite l’aménagement de bureaux sur le site et, en 2013, la création d’un jardin d’exposition afin d’inviter les futurs clients à visualiser les prestations, techniques et matériaux proposés par l’entreprise. Aujourd’hui, l’équipe est constituée de huit jardiniers professionnels sur le terrain, un assistant concepteur paysagiste, une collaboratrice en communication et les deux gérants.

Quelles sont les prestations proposées ?

Nous sommes capables de répondre à toutes les demandes :

  • création complète du jardin depuis l’étude du projet par plan 2D ou 3D par notre bureau d’études jusqu’à l’entière réalisation par l’équipe de jardiniers qualifiés ;
  • réalisation de certains éléments du jardin tels que clôtures, portails et panneaux ; allées et terrasses ; plantations et gazons ; arrosage automatique ; éclairage ; bassins décoratifs et fontaines ; maçonnerie de jardin et abris de jardins ;
  • entretien des jardins ;
  • abattage, élagage et taille des végétaux.

Aussi, l’entreprise est habilitée pour réaliser un assainissement écologique par phyto-épuration, procédé Aquatiris, destiné à l’habitat individuel qui ne peut être raccordé au tout à l’égout.

Créée en 1995, l’entreprise, gérée par Jean-Pierre et Armelle Puyau, conçoit et réalise des aménagements extérieurs.
A quel type de clientèle répondez vous ?

Nos clients sont les particuliers et le tertiaire (châteaux et propriétés viticoles de Gironde par exemple) ; nous ne répondons pas aux appels d’offre. En création, notre clientèle compte 85 % de particuliers et 15 % de tertiaire. Nous avons deux équipes en création où, globalement, chacun sait tout faire. Seule la phytoépuration nécessite une équipe spécifique.

En entretien, la clientèle comprend 60 % de tertiaire et 40 % de particuliers. Deux équipes y sont dédiées. Nous intervenons dans un rayon de 30 km autour du siège social. Notre activité est néanmoins très locale puisque concentrée à 70 % dans le canton de la Brède.

Par ailleurs, l’entreprise, située dans une zone excentrée de l’agglomération bordelaise, intervient beaucoup dans les jardins de particuliers en zone rurale. Pour répondre au mieux à la demande, nous sommes un maximum autonomes et disposons, pour cela, d’un parc de matériel répondant à 80 % de nos besoins réguliers. Pour les 20 % restant, il s’agit de matériel de TP que nous louons. Nous faisons également appel à un prestataire de service quand nous avons besoin d’un poids lourd pour l’approvisionnement et/ou l’évacuation sur un chantier. A noter que nous venons de nous équiper d’une seconde mini-pelle Kubota (2,5 T), évitant ainsi la location.

Comment vous démarquez-vous de la concurrence ?

Nous proposons une prestation globale clé en main. Nous sommes autonomes sur les projets, de la partie commerciale à la réalisation et livraison du chantier. Aussi, nous travaillons beaucoup sur notre communication, ciblée sur le particulier : réseaux sociaux, salons, journées portes ouvertes, publications sur chantiers. Nous nous soucions beaucoup de la prise en charge et de la satisfaction du client, d’autant plus que nous travaillons par le bouche-à-oreille.

Ayant intégré le réseau AlliancePaysage en 2005, l’entreprise bénéficie, depuis 2013, du label ‘Jardins d’Excellence’ dont la charte assure un niveau et une qualité de prestation et une qualité de la relation avec la clientèle. Notre jardin d’exposition participe également au souci de recevoir la clientèle dans des conditions favorables, à le mettre en confiance et à le ‘faire rêver’.

Comment appréhendez-vous les demandes des clients ?

Nous sommes capables de répondre à toutes les demandes. Chaque projet est donc unique, c’est ce qui a d’ailleurs participé au développement de notre savoir-faire.

Nous avons tout de même des habitudes de travail avec certains matériaux qui ont fait leurs preuves, soit chez nous, soit chez des partenaires du réseau. Si un client a des exigences particulières, nous appréhendons sa demande, l’évaluons en termes de possibilité de mise en œuvre et y répondons si c’est techniquement faisable et si les matériaux sont fiables.

L’entreprise se soucie beaucoup de la satisfaction de sa clientèle. La création d’un jardin d’exposition invite les futurs clients à visualiser les prestations, les techniques et les matériaux proposés par l’entreprise.

Dans notre région, le climat est assez tempéré, nous n’avons donc pas de contraintes par rapport à l’utilisation de certains matériaux. La contrainte se situe plutôt au niveau de la mise en œuvre : les matériaux doivent tenir compte de l’usage. Quant aux végétaux, nous avons une palette qui tend vers les plantes méditerranéennes non gélives. De même, nous mettons en œuvre un engazonnement très rustique ou mettons en place des minéraux décoratifs pour limiter l’entretien et économiser l’eau d’arrosage.

Par ailleurs, les étés parfois très chauds et très secs nous ont fait acquérir une certaine expérience de l’irrigation (système goutte-à-goutte), une compétence que certains n’ont peut-être pas dans d’autres régions.

Quelles sont les tendances ?

Nous avons longtemps travaillé la pierre naturelle mais, depuis 2-3 ans, nous avons également évolué vers d’autres types de matériaux tels que la pierre reconstituée (ex : grès cérame) ou le composite. Aujourd’hui, le client a besoin d’un aménagement extérieur mais a peu de temps pour s’en occuper. Il recherche donc la facilité de l’entretien. A nous de proposer des solutions avec des produits qui ont des finitions et aspects sympathiques, des coloris intéressants, des matériaux à l’aspect naturel, des couvre-sols et techniques de paillage qui limitent le désherbage et la consommation en eau… Pour une plus grande facilité d’entretien, nous proposons également à nos clients des robots de tonte. Concernant l’entretien, des tendances s’amorcent chez les particuliers, notamment dans les propriétés viticoles, où la prise de conscience environnementale est de plus en plus marquée. Quand les clients produisent du vin selon des techniques bio ou suivant une culture raisonnée par exemple, cela amène à réfléchir et à se positionner sur la gestion de leur parc avec ce type de principe. Par exemple, sur une propriété en biodynamie, nous n’utilisons pas de désherbants pour le traitement des allées donc la technique alternative a été de laisser les surfaces anciennement gravées se revégétaliser. C’est une acceptation différente qui redonne place aux adventices. Quelque part, ce qui paraissait être auparavant une anomalie d’entretien est aujourd’hui un indicateur de respect de la nature et de pratiques respectueuses.

Quels sont le bilan de cette année et les perspectives ?

Nous avons connu une petite augmentation de la demande, mais elle est constante d’une année sur l’autre (+ 5 à 10 % par an). Les saisons ont été marquées par des coups de chaleur et des orages, mais globalement il y a eu moins de stress sur les végétaux et donc moins de pression sur la reprise des végétaux et l’arrosage. La pluviométrie a été un peu diffuse, ce qui n’a pas sur-hydraté les sols. Cela a notamment permis de ne pas ralentir les chantiers mais surtout, de pouvoir les finir ! Par ailleurs, nous avons un niveau croissant de notre panier moyen, ce qui est un indicateur de montée en gamme.

En termes de perspectives, je travaille à la responsabilisation de l’équipe, à l’implication du personnel et sur la motivation, ce qui se traduit par le partage des responsabilités, une communication importante, une perpétuelle organisation… Par exemple, une des évolutions concerne les collaborateurs sur le terrain qui ont pris une place plus en amont pour partager les prises de décision ou la gestion de l’approvisionnement. Je souhaite ainsi conforter ce modèle.

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