Créée en 2010, l’entreprise Espaces Verts Goursaud a pour objectifs de réaliser des projets paysagers de qualité. Pour cela, elle dispose d’une équipe qualifiée faisant preuve de technicité et travaillant avec des produits fiables. Retour sur la réalisation d’une allée carrossable en pavés.

Avant
Après

Le projet consistait en la réalisation d’une allée carrossable avec deux places de parking. Après étude des différentes possibilités, le choix des clients
s’est orienté vers un revêtement en pavés.

 

 


 

 

Montants des travaux :
Budget global du chantier : 27 110 € HT

Répartition par poste :
Arrachage et évacuation des haies et des souches : 1 360 €
Démolition de l’existant et évacuation : 3 500 €
Fourniture pavés : 4 600 €
Bordure P1 : 2 500 €
Regards pavés x 2 : 150 €
Mise en œuvre générale : 15 000 €

Après avoir obtenu en 2002 un BEP aménagement et entretien d’espace rural en alternance et suite à plusieurs années d’expériences, Sébastien Goursaud décide, en 2010, de créer son entreprise. Basée dans la périphérie grenobloise, Espaces Verts Goursaud est à l’origine une entreprise d’entretien. Suite à l’acquisition de matériel spécifique, l’entreprise est désormais spécialisée dans la création paysagère, les VRD et la maçonnerie avec pour objectifs principaux le travail de qualité et la satisfaction client. Pour cela, l’entreprise fait partie du réseau de professionnels, Bilik de Grenoble, et s’engage à respecter une charte de qualité. L’entreprise intervient dans la vallée du Grésivaudan, à 50-60 km autour de son siège social, pour une clientèle constituée à 90 % de particuliers.

Le projet

Sur la commune de Saint-Egrève (38), le client, après l’achat d’un terrain voisin, souhaite réaliser une allée carrossable avec deux places de parking. Trois solutions étaient envisageables pour revêtir le sol : l’enrobé mais au vu de la surface importante à couvrir, 160 m², cela donnait un aspect ‘route’ à l’allée ; le béton désactivé, une solution qui s’est avérée trop cher pour le client et le pavage, proposition retenue par le client.

Le pavé pour sol extérieur Realta de Marshalls a été choisi. En béton de finition lisse et satinée et de couleur Némo, il mesure 20 x 30 cm avec une épaisseur de 6 cm. Pour les joints, les règles de l’art imposant une pose sur sol souple, c’est la solution de jointoiement DR+ NextGelMC de Techniseal qui a été privilégiée.

Déroulement des travaux

Le chantier a duré deux semaines et s’est organisé comme tel :

  • 3-4 jours dédiés à l’arrachage des haies, à la démolition des murs sur 50 m de long à l’aide d’une mini-pelle, au retrait des clôtures et au retrait du revêtement existant (balthazar) – 1 personne ;
  • 1,5 jour pour la pose d’une bordure standard P1 en béton – 3 personnes ;
  • une semaine pour la préparation du sol, la pose et la découpe. Le terrain a ensuite été fermé par une clôture simple – 4 personnes.
Effectuer la pose sur sol souple
Après voir réalisé un fond de forme dans les règles de l’art, l’étape suivante est la pose des pavés. Puisqu’ils comportent des ergots qui donnent la largeur du joint à respecter, il ne reste plus qu’à vérifier à la règle.

Une pose sur sol souple représente un avantage économique car plus rapide et facile à mettre en œuvre. “Il n’y a pas de raison de faire une pose scellée quand il y a un bon fond de forme. En revanche, cela nécessite une bonne préparation du sol”, explique Sébastien Goursaud, gérant de Espaces Verts Goursaud.

Par ailleurs, ce type de pose offre des avantages techniques importants : plus grande résistance au gel et aux mouvements du sol, limitation de l’apparition des efflorescences, plus grande facilité pour modifier ou réparer un réseau enterré car il n’y a plus de chape en béton à casser…

Bien préparer le sol

La tenue de l’ouvrage sera assurée uniquement si le sol est bien préparé. Après un décaissage d’environ 35 cm de profondeur, les étapes sont les suivantes :

  • mise en place d’un feutre géotextile ;
  • pose de 20 cm d’épaisseur de concassé 0/80 puis compactage ;
  • mise en place d’un deuxième feutre géotextile ;
  • pose de 6 cm de fraisat 0/20, un enrobé recyclé issu du rabotage de routes. Il permet de rattraper tous les niveaux, bouches les trous et lisse. Puis compactage de nouveau ;
  • en fonction du sol, pose de 3 à 4 cm de sable concassé 0/4 et compactage.

Ensuite quand le fond de forme est tiré, il est saupoudré de sable à ciment Vicat 32.5 R, ce qui donne quasiment un rendu de sable stabilisé. “Ces étapes sont très importantes pour réaliser un bon fond de forme : le géotextile évite le mélange des matériaux, le passage de la plaque vibrante, au fur et à mesure de la pose, permet un compactage optimal et assure la bonne tenue de l’ouvrage et le compactage du sable humide évite les micromouvements sur le pavé”, explique Sébastien Goursaud.

La pose des pavés

Une fois le fond de forme réalisé dans les règles de l’art, la pose des pavés s’effectue du fond de la zone à paver jusqu’au portail. Pour ce chantier, environ 55 m²/jour à 4 personnes étaient réalisés. La pose se fait en respectant les joints, la largeur est habituellement comprise entre 2 et 4 mm. “Pour ce projet, les pavés choisis avaient des ergots qui constituaient la largeur du joint. Il ne nous restait plus qu’à vérifier à la règle”, précise le gérant. Les joints sont croisés. Le sable de jointoiement DR+ NextGelMC de Techniseal est ensuite appliqué. “C’est un mélange de sable calibré et de liant très rapide d’emploi et assez facile à mettre en œuvre : il s’applique à sec au balai.  Ensuite, pour obtenir des joints denses, solides et durables, il faut compacter. Cela se fait à la plaque vibrante que l’on munit d’un joint caoutchouc pour ne pas abimer le pavé. Puis, on enlève les résidus et on arrose de bas en haut par petite section pour que le joint polymérise. Il durcit après séchage”, précise Sébastien Goursaud. Le délai de mise en service est ensuite de 48 h minimum pour pouvoir rouler avec un véhicule sur l’ouvrage.

L’innovation DR+ NextGelMC

Cette technologie transforme et améliore radicalement les propriétés
et le comportement du sable de jointoiement :

  • peu de poussière : sable de jointoiement moins volatile, environnement de travail plus agréable et chantier plus propre ;
  • pas de voile blanchâtre : le sable de jointoiement glisse sur la surface, ce qui rend le balayage exceptionnellement facile. Les particules d’additif ne pénètrent pas dans les pores capillaires du béton, ce qui évite le voile blanchâtre qui tache les pavés ;
  • aucun gaspillage : les restes de sable peuvent être réutilisés ailleurs
    sur le chantier ou pour un prochain projet ;
  • un mouillage plus rapide : l’eau pénètre plus facilement et d’une manière plus uniforme vers le fond des joints ;
  • une installation accélérée : elle permet la pose du sable deux fois plus rapidement qu’avec un autre produit.
Le matériel nécessaire

“Il faut avoir les bons moyens pour réaliser du bon travail”. Ainsi, en plus des matériaux de qualité, avoir un bon matériel s’avère indispensable pour réaliser de bons projets. Pour la découpe des pavés, une scie à eau Clipper et une disqueuse ont été utilisées.

Pour le chantier, l’entreprise dispose de gros matériel tel qu’une mini-pelle de 5,5 T Kobelco SK55 SRX, un camion poids lourd 19 T Ampliroll et une chargeuse 5,5 T Schaeff (Terex) TL80. Cela a permis de décharger les 14 palettes du camion et les dispatcher le long de l’allée pour un meilleur confort sur le chantier. Cela dit, ce sont bien 21,80 T de pavés qui ont été brassés à la main pour la pose.

Malgré des soucis d’accès pour le poids lourd et des aléas climatiques (pluie lors de la pose des bordures et fortes chaleurs pour la pose des pavés), le chantier a été réalisé en deux semaines. Après la reprise du gazon sur le terrain, il se poursuit cet automne par la plantation de haies et la végétalisation de l’ensemble du jardin.


En bref
  • Création : janvier  2010
  • Siège social : Poisat (38)
  • Effectif : 5
  • Capital Social : 65 000 €

 

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