Les nouvelles générations de véhicules, petits et grands, valent le détour ! Boîtes automatiques à 7 rapports, versions 4×4, châssis et empattements renforcés, correcteurs de trajectoire (pratique avec une remorque !), aide au démarrage en côte, charges utiles élevées… Rien n’arrête les constructeurs pour améliorer la conduite, la sécurité et la productivité sur le terrain. Et à bord, seul ou à plusieurs, le confort est sans égal.

© Isuzu
Parmi les nouveautés, la gamme de châssis-cabine utilitaires m21 d’Isuzu Trucks, en complément des séries N et F. Elle bénéficie d’une toute nouvelle chaîne cinématique. Plus moderne et plus légère, elle entraîne un gain substantiel de charge utile ainsi qu’une amélioration nette de la fiabilité et de la performance du véhicule. Les cabines deviennent plus spacieuses et faciles d’accès. Toute une série de caractéristiques est aussi améliorée : ouvertures des portes à 90°, marchepied d’accès protégé par le bas de porte (préservant la cabine des souillures du terrain), ceinture de sécurité avec prétensionneur (bloquant instantanément le conducteur sur le siège, système de contrôle des trajectoires), système antipatinage…

 

C’est la reprise ! Les immatriculations de VUL (Véhicules Utilitaires Légers) repartent à la hausse et dépassent la vente de VP (Véhicules Privés), avec une augmentation de près de 4 % entre janvier et septembre derniers. De quoi ravir les constructeurs, français et étrangers, prêts à vanter les mérites de leurs utilitaires auprès de la clientèle. Car elle est exigeante : un maximum de charge utile et de confort, des rangements pratiques, une conduite souple et toutes les nouvelles technologies qui rendent de nombreux services : kit Bluetooth de série, caméras de recul, GPS… Avec toute cette panoplie, plus besoin de sortir du camion pour guider le conducteur dans ses manœuvres, de s’arrêter le long de la route pour prendre un appel téléphonique, de rétrograder sans arrêt ou de perdre du temps à se garer au plus près des zones d’intervention. D’une manière générale, les paysagistes aspirent à des modèles plus ergonomiques, plus performants.

La conduite, un vrai plaisir

L’un des atouts majeurs du Sprinter de Mercedes est le système de traction 4-ETS, qui permet de freiner chaque roue de manière ciblée, ce qui améliore
la traction, la stabilité et l’adhérence sur les terrains difficiles.

A bord d’un châssis-cabine, d’un fourgon ou d’un petit véhicule de transport, le confort de la cabine, simple ou double, n’est plus relayé au second plan. Et c’est dans les détails que se fait la différence. Si le volume total de la cabine tend à s’accroître, pour laisser un maximum de place aux jambes, les constructeurs optimisent l’existant :

  • marchepied d’accès protégé par le bas de porte, préservant l’intérieur de la cabine des souillures du terrain ;
  • poignées d’accès sur le montant des portes ;
  • tableau de bord fonctionnel avec intelligence embarquée (GPS, caméra de recul, kit téléphone Bluetooth, très pratique pour prendre les appels en conduisant…) et matériaux de grande qualité ;
  • siège suspendu ;
  • ceinture de sécurité avec prétensionneur, pour maintenir fermement le passager sur son siège en cas de freinage brutal ;
  • portes plus larges, comme sur le Nissan NT400, facilitant l’entrée et la sortie…

Mains sur le volant, le conducteur peut aussi passer les vitesses sans effort grâce aux dernières générations de boîtes automatiques, dotées pour certaines de 7 rapports. Plus d’à-coups à chaque passage de vitesse ou de crainte lors des démarrages en côte, les boîtes automatiques règlent ces problèmes ! Autre innovation : les correcteurs de trajectoires. Par exemple, le Sprinter de Mercedes et le m21 d’Isuzu en sont équipés. Il vise à garantir une stabilité maximale en tenant compte de l’état de chargement du véhicule et des oscillations d’une éventuelle remorque. Concrètement, lorsque le système détecte qu’une roue patine, la force des freins est automatiquement appliquée à une ou plusieurs roues et la vitesse du moteur est ajustée pour stabiliser immédiatement le véhicule.   

VUL : indispensables cloisons, casiers…

Les nouveaux ‘Gator’ sont plus spacieux. Équipés de cabines pressurisées plus silencieuses et spacieuses, ces modèles offrent un rayon de braquage réduit et une répartition optimale du poids. Le siège ajustable peut accueillir jusqu’à 3 personnes. Ces nouveaux véhicules disposent d’un grand espace pour les jambes et d’un volant inclinable permettant de réduire la fatigue du conducteur.

Plusieurs arguments incitent les professionnels à aménager l’intérieur de leur véhicule. Le premier est économique. Grâce à l’aménagement de casiers, sous la forme de tiroirs et de rangements en tout genre, bon nombre de professionnels avouent gagner du temps ; et le temps, c’est de l’argent ! Car ils savent exactement où se trouvent leurs jeux de clefs Allen, les tournevis (qui ne les a jamais cherchés de partout au moment où l’on en a besoin !), la quincaillerie usuelle, le petit matériel… Une étude menée par l’Iris-ST a d’ailleurs révélé qu’une meilleure organisation du matériel dans le véhicule permet de gagner 15 minutes chaque jour, soit plus d’une heure dans la semaine. Si l’investissement de départ représente environ 3 000 € TTC pour aménager un fourgon, et que ce gain de temps est alloué à d’autres interventions, le retour sur investissement est de moins d’un an.

Le deuxième argument concerne la sécurité. Sachant qu’à 50 km/h, un outil non attaché de 500 grammes équivaut à un projectile de 20 kg, on vous laisse imaginer les dégâts occasionnés par une tondeuse, une tronçonneuse mal attachée… Le code du travail le précise, bien que rien n’oblige les professionnels à aménager leur véhicule. Ainsi, en vertu de l’article L.4121-1 du code du travail, « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». En l’absence d’aménagements, la responsabilité du propriétaire du véhicule peut donc être engagée. Dans tous les cas, un chargement ne doit pas être une cause de dommage ou de danger (article
R.312-19 du code de la route). C’est pourquoi, une cloison grillagée ou pleine à l’arrière des sièges, conforme à la norme
Iso 27956, doit être installée pour protéger les passagers et le conducteur de blessures causées par le ripage des charges.

Dernière argument : l’image ‘véhiculée’. En effet, un VUL mal rangé, où tout déborde lorsqu’on ouvre les portes arrière, entame la crédibilité du professionnel. Au regard du soin apporté au véhicule, qu’en sera-t-il du chantier ? C’est, du moins, une réflexion légitime.

Ils portent lourd, et de partout !

Compact et polyvalent, le Renault Kangoo ZE, version pick-up
(benne basculante ou à bec), gagne en autonomie (jusqu’à 200 km)
et présente une charge utile bien plus importante que les modèles standards.

En s’équipant d’un VUL, les professionnels veulent un maximum de Charge Utile (CU), correspondant à la différence entre le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) et le PV (Poids à Vide) du véhicule. Exemple : la CU affichée d’un véhicule est ‘théoriquement’ de 900 kg. En soustrayant le poids des passagers et l’aménagement intérieur, disons 300 kg au total, il ne reste que 600 kg de CU réelle. Attention donc à ne pas dépasser cette valeur ! Sinon, gare aux amendes ! Quoi qu’il en soit, les professionnels veulent une CU maximale. Pour ce faire, les fabricants allègent les chaînes cinématiques et proposent différentes versions d’un même modèle, avec des empattements plus longs, et donc, une CU plus importante. Cependant, il est également possible d’augmenter la CU  d’un véhicule sans modifier ses dimensions générales, appréciées par l’usager pour se déplacer facilement dans les espaces restreints, là où un camion benne ne passerait pas. Par exemple, un Renault Kangoo, transformé par le carrossier Kollé en une version ‘benne’ avec rehausses, possède une CU supérieure à un modèle standard, passant ainsi de 650 kg de CU à plus de 800 kg. Du côté des petits véhicules, type ‘Gator’, les derniers modèles, qui plus est 100 % électriques, ont une CU de 1 535 kg. Pas mal pour ces véhicules passe-partout ! Renault propose aussi deux offres concernant le Master : une version ‘traction’ (seuil de chargement bas, CU plus importante…), pour le transport routier, et une version ‘propulsion’ (motricité disponible à l’arrière, là où le véhicule chargé est le plus lourd…), pour le transport de charges conséquentes. Tout est fait pour que les professionnels transportent, chargent et déchargent de lourdes marchandises.

Les versions 4×4 gagnent également du terrain. Confrontés à des situations parfois difficiles (zones accidentées, chemins forestiers, présence de neige, terre grasse…), les professionnels peuvent enclencher par une simple voie électronique, un système de transmission intégrale, qui freine chaque roue de manière ciblée, ce qui améliore la traction, la stabilité directionnelle et l’adhérence. En somme, une solution antipatinage.

Cinq ans de garantie limitée à 160 000 km avec l’assistance 24h/24
sur l’ensemble de la gamme utilitaires (sauf le e-NV200 qui offre une garantie
de 100 000 km). De par sa conception, le Nissan NT400 accepte, en version benne basculante, une charge utile d’environ 1 200 kg.

Enfin, on s’en doute un peu, les motorisations offrent un niveau d’efficience encore jamais égalée. Pour preuve, les moteurs 4 cylindres, version diesel, frôlent les 190 CV pour certains. En présence de charges lourdes, il est également possible de choisir un pont arrière avec un rapport plus court. Des turbocompresseurs, montés en duo, permettent aussi de concilier couple à bas régime et puissance élevée. Bref, les moteurs sont de plus en plus puissants et économes en carburant. Et pour longtemps ! Car les constructeurs, sûrs de la fiabilité des modèles vendus, proposent des garanties intéressantes : 5 ans, 7 ans, 160 000 km… Pas de doute possible, les dernières générations d’utilitaires sont bel et bien performantes et constituent de sérieux atouts pour les professionnels.

 

Attention aux pneus !

Les éclatements sur véhicules utilitaires sont trois fois plus nombreux que sur les véhicules particuliers. Autant choisir les bons. Tout d’abord, il faut savoir que les pneus dédiés aux véhicules utilitaires portent la lettre ‘C’ (ou LT pour Light Truck) sur leurs flancs, à la fin du marquage dimensionnel (exemple : 215/70/R15C). D’après les travaux de normalisation des pneumatiques français, un pneu ‘C’ possède un indice de charge inférieure ou égale à 128, soit une charge maximale acceptable inférieur ou égal à 1 800 kg. Pour des terrains meubles ou accidentés, ayant tendance à s’humidifier rapidement, il est préférable de choisir des roues arrière jumelées.

Côté maintenance, il est conseillé de vérifier la pression ‘à froid’, environ tous les 15 jours, avant d’effectuer de grands trajets

 

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Utilitaires : votre deuxième bureau, sans limites

2 réflexions au sujet de « Utilitaires : votre deuxième bureau, sans limites »

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